• Les Saints Jacques.

    Les saints Jacques. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Jacques le Majeur.<o:p></o:p>

    Jacques le Mineur<o:p></o:p>

    Jacques le Juste.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Edité par Sténio Félix.  <o:p></o:p>

    La distinction entre Jacques le Majeur, fils de Zébédée, frère de Jean, Jacques le Mineur, fils d'Alphée et les autres Jacques mentionnés dans les Ecritures n'a pas toujours et n'est encore pas facile à établir. Il en était ainsi pour les hommes du Moyen Age pour qui il n'y avait qu'un saint Jacques. <o:p></o:p>

    Les Jacques dans la Bible.<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Dans la Bible, "Jacques" revient 39 fois. <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    <v:shapetype id="_x0000_t75" stroked="f" filled="f" path="m@4@5l@4@11@9@11@9@5xe" o:preferrelative="t" o:spt="75" coordsize="21600,21600"><v:stroke joinstyle="miter"></v:stroke><v:formulas><v:f eqn="if lineDrawn pixelLineWidth 0"></v:f><v:f eqn="sum @0 1 0"></v:f><v:f eqn="sum 0 0 @1"></v:f><v:f eqn="prod @2 1 2"></v:f><v:f eqn="prod @3 21600 pixelWidth"></v:f><v:f eqn="prod @3 21600 pixelHeight"></v:f><v:f eqn="sum @0 0 1"></v:f><v:f eqn="prod @6 1 2"></v:f><v:f eqn="prod @7 21600 pixelWidth"></v:f><v:f eqn="sum @8 21600 0"></v:f><v:f eqn="prod @7 21600 pixelHeight"></v:f><v:f eqn="sum @10 21600 0"></v:f></v:formulas><v:path o:connecttype="rect" gradientshapeok="t" o:extrusionok="f"></v:path><o:lock aspectratio="t" v:ext="edit"></o:lock></v:shapetype><v:shape id="_x0000_i1028" style="width: 9.5pt; height: 9.5pt;" o:bullet="t" type="#_x0000_t75"></v:shape>18 fois Jacques le fils de Zébédée et frère de Jean.<o:p></o:p>

    <v:shape id="_x0000_i1029" style="width: 9.5pt; height: 9.5pt;" o:bullet="t" type="#_x0000_t75"></v:shape>4 fois Jacques le fils d’Alphée et apôtre de Jésus-Christ <o:p></o:p>

    <v:shape id="_x0000_i1025" style="width: 9.5pt; height: 9.5pt;" o:bullet="t" type="#_x0000_t75"></v:shape>14 fois Jacques le frère de Jésus, fils de Marie<o:p></o:p>

    <v:shape id="_x0000_i1026" style="width: 9.5pt; height: 9.5pt;" o:bullet="t" type="#_x0000_t75"></v:shape>2 fois Jacques, père de l’apôtre Jude.<o:p></o:p>

    <v:shape id="_x0000_i1027" style="width: 9.5pt; height: 9.5pt;" o:bullet="t" type="#_x0000_t75"></v:shape>1 fois Jacques, frère de Jude  est mentionné dans l’Epitre de Jude <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    No<o:p></o:p>

    Passage <o:p></o:p>

    Extrait du passage <o:p></o:p>

    1<o:p></o:p>

    Matt. 4, 21<o:p></o:p>

    Jacques, le fils de Zébédée. <o:p></o:p>

    2<o:p></o:p>

    Matt. 10, 2<o:p></o:p>

    Jacques, le fils de Zébédée. <o:p></o:p>

    3<o:p></o:p>

    Matt. 10, 3<o:p></o:p>

    Jacques, le fils d’Alphée.<o:p></o:p>

    4<o:p></o:p>

    Matt. 13, 55<o:p></o:p>

    Et ses frères Jacques, et Joses, et Simon.<o:p></o:p>

    5<o:p></o:p>

    Matt. 17, 1<o:p></o:p>

    Jésus prend avec lui Pierre, et Jacques.<o:p></o:p>

    6<o:p></o:p>

    Matt. 27, 56<o:p></o:p>

    Marie, la mère de Jacques et de Joses.<o:p></o:p>

    7<o:p></o:p>

    Marc 1, 19<o:p></o:p>

    Il vit Jacques, le fils de Zébédée. <o:p></o:p>

    8<o:p></o:p>

    Marc 1, 29<o:p></o:p>

    Ils allèrent avec Jacques et Jean. <o:p></o:p>

    9<o:p></o:p>

    Marc 3, 17<o:p></o:p>

    Et Jacques le fils de Zébédée.<o:p></o:p>

    10<o:p></o:p>

    Marc 3, 18<o:p></o:p>

    Et Thomas, et Jacques le fils d’Alphée.<o:p></o:p>

    11<o:p></o:p>

    Marc 5, 37<o:p></o:p>

    Sinon à Pierre et à Jacques. <o:p></o:p>

    12<o:p></o:p>

    Marc 6, 3<o:p></o:p>

    Le fils de Marie, et le frère de Jacques. <o:p></o:p>

    13<o:p></o:p>

    Marc 9, 2<o:p></o:p>

    Jésus prend avec lui Pierre et Jacques et Jean.<o:p></o:p>

    14<o:p></o:p>

    Marc 10, 35<o:p></o:p>

    Et Jacques et Jean, fils de Zébédée.<o:p></o:p>

    15<o:p></o:p>

    Marc 10, 41<o:p></o:p>

    De l’indignation à l’égard de Jacques et de Jean.<o:p></o:p>

    16<o:p></o:p>

    Marc 13, 3<o:p></o:p>

    Pierre, et Jacques, et Jean, et André..<o:p></o:p>

    17<o:p></o:p>

    Marc 14, 33<o:p></o:p>

    Et il prend avec lui Pierre et Jacques et Jean.<o:p></o:p>

    18<o:p></o:p>

    Marc 15, 40<o:p></o:p>

    Et Marie, la mère de Jacques le mineur..<o:p></o:p>

    19<o:p></o:p>

    Marc 16, 1<o:p></o:p>

    Et Marie, la mère de Jacques.<o:p></o:p>

    20<o:p></o:p>

    Luc 5, 10<o:p></o:p>

    Jacques et Jean aussi, fils de Zébédée<o:p></o:p>

    21<o:p></o:p>

    Luc 6, 14<o:p></o:p>

    Jacques et Jean ; Philippe et Barthélémy ;<o:p></o:p>

    22<o:p></o:p>

    Luc 6, 15<o:p></o:p>

    Jacques, le fils d’Alphée.<o:p></o:p>

    23<o:p></o:p>

    Luc 6, 16<o:p></o:p>

    Jude, frère de Jacques.<o:p></o:p>

    24<o:p></o:p>

    Luc 8, 51<o:p></o:p>

    Sinon à Pierre, et à Jean, et à Jacques.<o:p></o:p>

    25<o:p></o:p>

    Luc 9, 28<o:p></o:p>

    Il prit avec lui Pierre, et Jean et Jacques.<o:p></o:p>

    26<o:p></o:p>

    Luc 9, 54<o:p></o:p>

    Et ses disciples Jacques et Jean. <o:p></o:p>

    27<o:p></o:p>

    Luc 24, 10<o:p></o:p>

    Et Marie, la mère de Jacques. ..<o:p></o:p>

    28<o:p></o:p>

    Act. 1, 13<o:p></o:p>

    Où demeuraient Pierre, et Jean, et Jacques.<o:p></o:p>

    29<o:p></o:p>

    Act. 1, 13<o:p></o:p>

    Jacques fils d’Alphée. <o:p></o:p>

    30<o:p></o:p>

    Act. 12, 2<o:p></o:p>

    Jacques, le frère de Jean<o:p></o:p>

    31<o:p></o:p>

    Act. 12, 17<o:p></o:p>

    Rapportez ces choses à Jacques et aux frères<o:p></o:p>

    32<o:p></o:p>

    Act. 15, 13<o:p></o:p>

    Jacques répondit, disant : Hommes frères.<o:p></o:p>

    33<o:p></o:p>

    Act. 21, 18<o:p></o:p>

    Paul entra avec nous chez Jacques.<o:p></o:p>

    34<o:p></o:p>

    1 Cor. 15, 7<o:p></o:p>

    Ensuite il a été vu de Jacques, puis de tous..<o:p></o:p>

    35<o:p></o:p>

    Gal. 1, 19<o:p></o:p>

    Jacques le frère du Seigneur.<o:p></o:p>

    36<o:p></o:p>

    Gal. 2, 9<o:p></o:p>

    Jacques, et Céphas, et Jean. <o:p></o:p>

    37<o:p></o:p>

    Gal. 2, 12<o:p></o:p>

    Venus d’auprès de Jacques. <o:p></o:p>

    38<o:p></o:p>

    Jac. 1, 1<o:p></o:p>

    Jacques, esclave de Dieu et du Seigneur.<o:p></o:p>

    39<o:p></o:p>

    Jude 1<o:p></o:p>

    Jude, esclave de Jésus , et frère de Jacques.<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Les mentions importantes de plusieurs personnes ayant le nom de Jacques, dans la bible.<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    1<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Matt. 10, 3<o:p></o:p>

    3 Philippe, et Barthélemy; Thomas, et Matthieu, le publicain; Jacques, fils d'Alphée, et Thaddée.(Lebbée)<o:p></o:p>

    2<o:p></o:p>

    Matt. 13, 55     <o:p></o:p>

    55 N'est-ce pas le fils du charpentier? n'est-ce pas Marie qui est sa mère? Jacques, Joseph (joses), Simon et Jude, ne sont-ils pas ses frères? <o:p></o:p>

    3<o:p></o:p>

    Matt. 27, 56<o:p></o:p>

    56 Parmi elles étaient Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques et de Joseph ( joses), et la mère des fils de Zébédée. <o:p></o:p>

    4<o:p></o:p>

    Marc 3, 18<o:p></o:p>

    18 André ; Philippe ; Barthélemy; Matthieu ; Thomas ; Jacques, fils d'Alphée ; Thaddée ; Simon le Cananite; <o:p></o:p>

    5<o:p></o:p>

    Marc 6, 3<o:p></o:p>

    3 N'est-ce pas le charpentier, le fils de Marie, le frère de Jacques, de Joses, de Jude et de Simon? et ses soeurs ne sont-elles pas ici parmi nous? Et il était pour eux une occasion de chute. <o:p></o:p>

    6<o:p></o:p>

    Marc 16, 1<o:p></o:p>

    1. Lorsque le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques, et Salomé, achetèrent des aromates, afin d'aller embaumer Jésus. <o:p></o:p>

    7<o:p></o:p>

    Luc 6, 15         <o:p></o:p>

    15 Matthieu ; Thomas ; Jacques, fils d'Alphée ; Simon, appelé le zélote. <o:p></o:p>

    8<o:p></o:p>

    Luc 24, 10<o:p></o:p>

    10 Celles qui dirent ces choses aux apôtres étaient Marie de Magdala, Jeanne, Marie, mère de Jacques, et les autres qui étaient avec elles. <o:p></o:p>

    9<o:p></o:p>

    Act. 1, 13<o:p></o:p>

    13 Quand ils furent arrivés, ils montèrent dans la chambre haute où ils se tenaient d'ordinaire; c'étaient Pierre, Jean, Jacques, André, Philippe, Thomas, Barthélemy, Matthieu, Jacques, fils d'Alphée, Simon le Zélote, et Jude, fils de Jacques. <o:p></o:p>

    10<o:p></o:p>

    Jude 1<o:p></o:p>

    1 Jude, serviteur de Jésus Christ, et frère de Jacques, à ceux qui ont été appelés, qui sont aimés en Dieu le Père, et gardés pour Jésus Christ.<o:p></o:p>

    11<o:p></o:p>

    Marc 15, 40     <o:p></o:p>

    40 Il y avait aussi des femmes qui regardaient de loin. Parmi elles étaient Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques le mineur et de Joses, et Salomé, <o:p></o:p>

    12<o:p></o:p>

    Luc 6, 14-16<o:p></o:p>

    14 Simon, qu'il nomma Pierre; André, son frère; Jacques; Jean; Philippe; Barthélemy; <o:p></o:p>

    15 Matthieu; Thomas; Jacques, fils d'Alphée; Simon, appelé le zélote; <o:p></o:p>

    16 Jude, fils de Jacques ; et Judas Iscariot, qui devint traître. <o:p></o:p>

    13<o:p></o:p>

    Gal. 1,18- 20<o:p></o:p>

    18 Si Trois ans plus tard, je montai à Jérusalem pour faire la connaissance de Céphas, et je demeurai quinze jours chez lui. <o:p></o:p>

    19 Mais je ne vis aucun autre des apôtres, si ce n'est Jacques, le frère du Seigneur. <o:p></o:p>

    20 Dans ce que je vous écris, voici, devant Dieu, je ne mens point. Jacques le frère du Seigneur.<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    En résumé on peut distinguer : -<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    <v:shape id="_x0000_i1034" style="width: 11pt; height: 11pt;" type="#_x0000_t75"></v:shape> 1. Jacques fils de Zébédée, frère de Jean. Les deux sont Apôtres et parmi le cercle intime de Jésus.  <o:p></o:p>

    <v:shape id="_x0000_i1035" style="width: 12pt; height: 12pt;" o:bullet="t" type="#_x0000_t75"></v:shape> 2. Jacques le Mineur, fils d’Alphée. Le nom de Jacques, fils d’Alphée, est mentionné une fois seulement dans chacun des trois évangiles de Matthieu, Marc et Luc. <o:p></o:p>

    <v:shape id="_x0000_i1036" style="width: 12pt; height: 12pt;" o:bullet="t" type="#_x0000_t75"></v:shape> 3.Jacques le Juste frère de Jésus, fils de Marie. Premier Evêque de Jérusalem et auteur de l’Epître de Jacques. <o:p></o:p>

    <v:shape id="_x0000_i1037" style="width: 12pt; height: 12pt;" o:bullet="t" type="#_x0000_t75"></v:shape> 4. Jacques le père de  Jude. (Certains auteurs pensent que c’est le même personnage que Cleophas) <o:p></o:p>

    Dans la liste des apôtres de Luc :<o:p></o:p>

    15 Matthieu; Thomas; Jacques, fils d'Alphée, Simon, appelé le zélote.                                                                <o:p></o:p>

    16 Jude, fils de Jacques; et Judas Iscariot, qui devint traître.                                                                               Luc 6 : 15-16.<o:p></o:p>

    Dans les Actes.<o:p></o:p>

    13 Quand ils furent arrivés, ils montèrent dans la chambre haute où ils se tenaient d'ordinaire; c'étaient Pierre, Jean, Jacques, André, Philippe, Thomas, Barthélemy, Matthieu, Jacques, fils d'Alphée, Simon le Zélote, et Jude, fils de Jacques. Actes 1:13                                                                                          <o:p></o:p>

    Ce Jacques probablement un parent de Cleopas ou d’Alphée  avait possiblement deux fils, Jude, et Jacques. <o:p></o:p>

      <o:p></o:p>

    <v:shape id="_x0000_i1030" style="width: 12pt; height: 12pt;" o:bullet="t" type="#_x0000_t75"></v:shape> 5. Jacques frère de Jude Apôtre l’auteur de l’Epître<o:p></o:p>

    1 Jude, serviteur de Jésus Christ, et frère de Jacques, à ceux qui ont été appelés, qui sont aimés en Dieu le Père, et gardés pour Jésus Christ: Jude :1<o:p></o:p>

    Les mentions de ces divers Jacques sont souvent en relation avec leur mère Marie ou Salomé. Les citations des évangiles nous renseigne donc quelque peu sur les liens de parenté de ces divers Jacques. <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Les Marie devant la croix. <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Jean (19 : 25) nomme les femmes qui se tiennent devant la Croix de Jésus.  « Sa Mère, la sœur de sa Mère, Marie la femme de Clopas, et Marie Madeleine. » <o:p></o:p>

    Matthieu (27:55f) "regardant de loin" des femmes de Galilée  " parmi elles  Marie Madeleine et Marie la mère de Jacques et Joseph et la mère des fils de Zébédée." <o:p></o:p>

    Marc (15:40f) "Marie Madeleine et Marie la mère de Jacques le Jeune et Joses et Salomé et d’autres femmes.  " <o:p></o:p>

    Luc (24:10) "Marie Madeleine et Joanna et Marie la mère de Jacques et d’autres <o:p></o:p>

    Il faut noter que Matthieu et Marc parlent des femmes qui se tiennent de loin. <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Les Marie dans l’Evangile. <o:p></o:p>

    En dehors de la Bienheureuse Vierge Marie, il est fait mention de  Marie Madeleine, Marie de Magdala, Marie de Béthanie, sœur de Marthe et Lazare. <o:p></o:p>

     Les quatre évangélistes parlent  aussi de Jacobé et de Marie- Salomé comme des "sœurs" de la Vierge Marie; mais le mot araméen "aha" signifiait à la fois frère, demi-frère et cousin. Elles étaient néanmoins proches parentes de la sainte famille de Nazareth, donc de Jésus. <v:shape id="_x0000_i1031" style="width: 161.5pt; height: 104.5pt;" type="#_x0000_t75"></v:shape>
    Selon certaines sources, Marie-Jacobé, épouse de Cléophas, un cultivateur de Nazareth, eut de lui plusieurs fils<o:p></o:p>

    * Jacques le Mineur fut le camarade d'enfance de Jésus à Nazareth.
     * Joseph, dit aussi Barsabas.                                               *  *  Marie-Salomé épousa Zébédée, pêcheur du lac de Génésareth, dont elle eut deux fils qui furent les confidents les plus intimes de Jésus:
    * Jacques la Majeur que l'on voit avec le Christ au Jardin des Oliviers. Son tombeau est à l'origine du pèlerinage de saint Jacques de Compostelle
    * Jean, le "disciple bien aimé", prêcha l'Evangile en Asie Mineure. Il a  écrit l'Evangile et l'Apocalypse  qui portent son nom.  <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Les Saintes-Maries-de-la-Mer.<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Les Saintes Marie. Des ex-voto accrochés aux murs: témoignent des miracles de Marie-Jacobé et de Marie-Salomé, dans une vieille église de la Camargue. ‘Notres-Dames-de-la-Mer’
     Les "Jacquards" en route vers Compostelle et le tombeau de Saint Jacques s’étaient arrêtés à Les saintes Marie pour prier devant les reliques des deux Marie, témoins de la Résurrection du Christ: Marie-Jacobé, la "sœur" de la Vierge et Marie-Salomé, la mère de Saint Jacques le Majeur.
    Quand Jésus commença sa prédication en Galilée, Marie-Jacobé et Marie-Salomé , et d’autres femmes, ses disciples le suivent, en compagnie de la Vierge Marie.  Elles iront jusqu'au Calvaire où elles assisteront à l'agonie et à la mort du Christ. Elles assisteront à sa sépulture.<o:p></o:p>

    Matthieu 28 : 5-10
    1. Après le sabbat, à l'aube du premier jour de la semaine, Marie de Magdala et l'autre Marie allèrent voir le sépulcre. <o:p></o:p>

    2. Et voici, il y eut un grand tremblement de terre; car un ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre, et s'assit dessus. <o:p></o:p>

    3. Son aspect était comme l'éclair, et son vêtement blanc comme la neige. <o:p></o:p>

    4. Les gardes tremblèrent de peur, et devinrent comme morts. <o:p></o:p>

    5. Mais l'ange prit la parole, et dit aux femmes: Pour vous, ne craignez pas; car je sais que vous cherchez Jésus qui a été crucifié. <o:p></o:p>

    6. Il n'est point ici; il est ressuscité, comme il l'avait dit. Venez, voyez le lieu où il était couché, <o:p></o:p>

    7. et allez promptement dire à ses disciples qu'il est ressuscité des morts. Et voici, il vous précède en Galilée: c'est là que vous le verrez. Voici, je vous l'ai dit. <o:p></o:p>

    8. Elles s'éloignèrent promptement du sépulcre, avec crainte et avec une grande joie, et elles coururent porter la nouvelle aux disciples. <o:p></o:p>

    9. Et voici, Jésus vint à leur rencontre, et dit: Je vous salue. Elles s'approchèrent pour saisir ses pieds, et elles se prosternèrent devant lui. <o:p></o:p>

    10. Alors Jésus leur dit: Ne craignez pas; allez dire à mes frères de se rendre en Galilée: c'est là qu'ils me verront. <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Luc 24 :9-10 9 A leur retour du sépulcre, elles annoncèrent toutes ces choses aux onze, et à tous les autres.<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    10. Celles qui dirent ces choses aux apôtres étaient Marie de Magdala, Jeanne, Marie, mère de Jacques, et les autres qui étaient avec elles. <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Marc 16 :1-10.<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    1. Lorsque le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques, et Salomé, achetèrent des aromates, afin d'aller embaumer Jésus. <o:p></o:p>

    2. Le premier jour de la semaine, elles se rendirent au sépulcre, de grand matin, comme le soleil venait de se lever. <o:p></o:p>

    3. Elles disaient entre elles: Qui nous roulera la pierre loin de l'entrée du sépulcre? <o:p></o:p>

    4. Et, levant les yeux, elles aperçurent que la pierre, qui était très grande, avait été roulée. <o:p></o:p>

    5. Elles entrèrent dans le sépulcre, virent un jeune homme assis à droite vêtu d'une robe blanche, et elles furent épouvantées. <o:p></o:p>

    6. Il leur dit: Ne vous épouvantez pas; vous cherchez Jésus de Nazareth, qui a été crucifié; il est ressuscité, il n'est point ici; voici le lieu où on l'avait mis. <o:p></o:p>

    7. Mais allez dire à ses disciples et à Pierre qu'il vous précède en Galilée: c'est là que vous le verrez, comme il vous l'a dit. <o:p></o:p>

    8. Elles sortirent du sépulcre et s'enfuirent. La peur et le trouble les avaient saisies; et elles ne dirent rien à personne, à cause de leur effroi. <o:p></o:p>

    9. Jésus, étant ressuscité le matin du premier jour de la semaine, apparut d'abord à Marie de Magdala, de laquelle il avait chassé sept démons. <o:p></o:p>

    10. Elle alla en porter la nouvelle à ceux qui avaient été avec lui, et qui s'affligeaient et pleuraient. <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Jean 20 ; 1-18.<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    1. Le premier jour de la semaine, Marie de Magdala se rendit au sépulcre dès le matin, comme il faisait encore obscur; et elle vit que la pierre était ôtée du sépulcre. <o:p></o:p>

    2. Elle courut vers Simon Pierre et vers l'autre disciple que Jésus aimait, et leur dit: Ils ont enlevé du sépulcre le Seigneur, et nous ne savons où ils l'ont mis. <o:p></o:p>

    3. Pierre et l'autre disciple sortirent, et allèrent au sépulcre. <o:p></o:p>

    4. Ils couraient tous deux ensemble. Mais l'autre disciple courut plus vite que Pierre, et arriva le premier au sépulcre; <o:p></o:p>

    5. s'étant baissé, il vit les bandes qui étaient à terre, cependant il n'entra pas. <o:p></o:p>

    6. Simon Pierre, qui le suivait, arriva et entra dans le sépulcre; il vit les bandes qui étaient à terre, <o:p></o:p>

    7. et le linge qu'on avait mis sur la tête de Jésus, non pas avec les bandes, mais plié dans un lieu à part. <o:p></o:p>

    8/ Alors l'autre disciple, qui était arrivé le premier au sépulcre, entra aussi; et il vit, et il crut. <o:p></o:p>

    9/ Car ils ne comprenaient pas encore que, selon l'Écriture, Jésus devait ressusciter des morts. <o:p></o:p>

    10. Et les disciples s'en retournèrent chez eux. <o:p></o:p>

    11. Cependant Marie se tenait dehors près du sépulcre, et pleurait. Comme elle pleurait, elle se baissa pour regarder dans le sépulcre; <o:p></o:p>

    12. et elle vit deux anges vêtus de blanc, assis à la place où avait été couché le corps de Jésus, l'un à la tête, l'autre aux pieds. <o:p></o:p>

    13. Ils lui dirent: Femme, pourquoi pleures-tu? Elle leur répondit: Parce qu'ils ont enlevé mon Seigneur, et je ne sais où ils l'ont mis. <o:p></o:p>

    14. En disant cela, elle se retourna, et elle vit Jésus debout; mais elle ne savait pas que c'était Jésus. <o:p></o:p>

    15. Jésus lui dit: Femme, pourquoi pleures-tu? Qui cherches-tu? Elle, pensant que c'était le jardinier, lui dit: Seigneur, si c'est toi qui l'as emporté, dis-moi où tu l'as mis, et je le prendrai. <o:p></o:p>

    16. Jésus lui dit: Marie! Elle se retourna, et lui dit en hébreu: Rabbouni! C’est-à-dire, Maître! <o:p></o:p>

    17/ Jésus lui dit: Ne me touche pas; car je ne suis pas encore monté vers mon Père. Mais va trouver mes frères, et dis-leur que je monte vers mon Père et votre Père, vers mon Dieu et votre Dieu. <o:p></o:p>

    18/ Marie de Magdala alla annoncer aux disciples qu'elle avait vu le Seigneur, et qu'il lui avait dit ces choses. <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Elles étaient sans doute présentes au Mont des Oliviers le jour de l'Ascension et au Cénacle pour la Pentecôte <o:p></o:p>

    Salomé qui avait accompagné Jésus au calvaire, assistera, le cœur transpercé, au supplice de son fils, Jacques le Majeur qui fut décapité en public.
    Selon une légende, quelques jours plus tard, le petit groupe des familiers de Béthanie: Lazare, avec sa sœur Marthe, son ami Maximin, leur servante Marcelle, et Marie-Madeleine, Marie-Jacobé, Marie-Salomé, Sidoine, l'aveugle de Jéricho, Parmenas, un des sept diacres, Joseph d'Arimathie et d’autres disciples de Jésus, étaient escortés jusqu'au port de Joppé (Jaffa) pour y être embarqués. Les exilés de Palestine abordèrent l'embouchure du Rhône et arrivèrent en Gaule. A Saintes Maries de la Mer, on y vénère aussi Sainte Sara. La légende chrétienne nous la présente comme l'humble servante, la familière, qui pleure sur la grève le départ de ses maîtresses Jacobé et Salomé.
    La lettre apocryphe des Apôtres remontant au II° siècle, nous parle de Sara découvrant, avec Marthe et Marie le tombeau vide et partant annoncer aux apôtres, la Résurrection du Christ.                                                                               <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Saint Jacques.  <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Jacques, Iago, Santiago en espagnol, James en anglais, Giacomo en italien, São Tiago en portugais, Jacob en latin... Jacob aussi en grec est un mot qui veut dire, celui qui prend par le talon ; qui supplante. Autre signification, Dieu qui garde, qui protège. <o:p></o:p>

    Le Nom de "Santiago"
    Santiago est la forme actuelle du nom. Historiquement on disait "Sant Iago" ou "San Jacob".
    "Iago" est une déformation du nom grec sous lequel il est connu dans le Nouveau testament: "Iacobos". Ce nom grec à son tour vient de l'hébreu "Iacob", comme par exemple le patriarche Jacob.
    Le nom hébreu est tellement archaïque que son étymologie est incertaine. Il provient probablement de "YA' Aqobel" (que Dieu protège) ; mais ce nom s'est perdu et l'Ancien Testament donne deux interprétations différentes selon les légendes attribuées au patriarche: <o:p></o:p>

    "celui qui supplante" son frère Esaú (de 'aqab, supplanter) Gen 27, 36 "celui qui tient le talon" de son frère Esaú. (de 'aqeb, le talon) Gen 25, 26 <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Jacques, dit le Majeur.<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Jacques, dit le Majeur était le fils de Zébédée et de Marie Salomé, frère de Jean l'Évangéliste et ami des apôtres Pierre et André avec qui il exploitait une petite entreprise de pêche sur le lac de Tibériade. Jacques fut l'un des plus fidèles compagnons du Christ qui l'associa aux évènements les plus marquants de sa vie, la résurrection de la fille de Jaïre, la Transfiguration, la nuit passée à Gethsémani, la veille de sa mort . Après la Pentecôte, il partit prêcher la Bonne Nouvelle. Il fut l'un des douze apôtres de Jésus, qui avait surnommé les deux frères Boanergès (du grec, signifiant "fils du tonnerre") en raison de leur désir de punir par le feu céleste les opposants au Christ. Jacques formait avec Pierre et Jean le groupe privilégié des disciples de Jésus : ils furent les témoins de la résurrection de la fille de Jaïre, de la transfiguration du Christ sur la Montagne, ainsi que de son agonie dans le jardin de Gethsémani. Jacques apparaît comme un homme au caractère véhément, passionné et impulsif : pour preuves les références dans sa conversation avec Jésus lorsqu'il lui demande un poste de privilège au royaume des cieux ou quand il lui réclame une punition pour les Samaritains hostiles. L'ardeur de Saint-Jacques lui vaut de fortes réprimandes de la part du Christ.  Sa véhémence et sa persévérance dans la prédication apparaissent dans le "Codex Calixtinus" (XIIème siècle), qui le qualifie de "saint au pouvoir admirable, bienheureux pour sa vie, étonnant pour ses qualités et à l'esprit brillant et fécond". Mais il est aussi présenté comme quelqu'un de persévérant, généreux, à l'esprit brillant et fécond.<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    L’appel.<o:p></o:p>

    C’est dans Mt. 4 : 21 que Jacques est mentionné pour la première fois. Jacques et ses compagnons quittent tout, rompent tout lien, pour suivre le Seigneur. Ils seront désormais ses disciple, pêcheurs d’hommes. Jacques apôtre et disciple à la suite de Jésus. <o:p></o:p>

    Jacques est  l’un des douze. Dans le passage de Mt. 10, 1 à 4 (voir aussi Lc 6, 14), les termes ‘disciples’ ou ‘apôtres’ sont équivalents. Le premier est plutôt en rapport avec la formation; le mot disciple vient d’un verbe qui signifie : apprendre. Un disciple s’attache à un maître, suit ses enseignements et les met en pratique. Quant au mot apôtre, il vient du terme ‘apostolos’ : littéralement ‘envoyé’. Les douze ont été avec Jésus durant son ministère sur la terre. Judas, le traître, fut remplacé par Matthias. (Ac. 1, 23 à 26.) Les apôtres ont été témoins de la résurrection du Seigneur. (Ac. 1, 22.) Paul est également un apôtre car il a vu le Seigneur dans la gloire après son Ascension. (1 Cor. 9, 1) <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    La mission des douze disciples. <o:p></o:p>

    (Mt. 10, 3) (voir aussi Mc 3, 18 ; Lc 6, 15)<o:p></o:p>

    La mission des douze disciples en Mt. 10, 1 à 42 <o:p></o:p>

    Jésus leur confère la puissance nécessaire et donne des instructions données pour le bon accomplissement correct de leur mission, qui est l’évangile du Messie, et l’annonce du royaume qui s’est approché, la bonne nouvelle du royaume de Dieu. <o:p></o:p>

    Les apôtres ou serviteurs du Christ, avaient pour tache : <o:p></o:p>

    1. De prêcher l’évangile <o:p></o:p>

    2. De guérir les malades <o:p></o:p>

    3. De chasser les démons <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Le rôle de Jacques pendant le ministère de Jésus sur la terre.<o:p></o:p>

    La Transfiguration. <o:p></o:p>

    Sur la montagne de la Transfiguration (Mt. 17, 1) (aussi en Mc 9, 2 ; Lc 9, 28)<o:p></o:p>

    Avec Pierre et Jean, Jacques est choisi par Jésus qui les mène à l’écart sur une haute montagne. Jésus fut transfiguré. Moïse et Elie leur apparurent, parlant avec lui. Dans cette cène, nous avons la réalisation des paroles de Jésus selon Mt. 16, 28. <o:p></o:p>

    Miracle de Jésus qui ressuscite La fille de Jaïrus. <o:p></o:p>

    La fille de Jaïrus (Mc 5, 37) (aussi en Lc 8, 51 et Mt. 9, 18)<o:p></o:p>

    Dans ce récit, Jacques est à nouveau en compagnie de Pierre et de Jean. Ils sont témoins du miracle de Jésus qui ressuscite la jeune fille. Le même récit se trouve en Lc 8, 40 à 56. Dans chaque évangile, lorsqu’un même récit est rapporté, il y a de petites différences intéressantes. Ainsi, en Luc, il faut donner à manger à la jeune fille. Dans Marc, cette jeune fille de douze ans se lève et marche. <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Le souhait des fils de Zébédée. <o:p></o:p>

    Souhait des fils de Zébédée (Mc 10, 35 à 45) (aussi en Mt. 20, 20)<o:p></o:p>

    Ce paragraphe est précédé de l’enseignement du " chemin de la croix ". Prédictions de Jésus.<o:p></o:p>

    Prédictions touchant Jérusalem (Mc 13, 1) (aussi en Mt. 24 et en Lc 21)<o:p></o:p>

    Ce passage montre ce qui doit arriver à la fin. Marc diffère un peu de Luc où les Gentils tiennent une place spéciale. Ainsi, si un même récit se trouve dans plusieurs évangiles, nous y trouverons toujours des variantes en rapport avec le caractère propre à chaque évangile. En Marc 13, nous y avons les événements qui précéderont immédiatement la manifestation du Seigneur au monde. Le Seigneur donne aux disciples des enseignements pour les temps difficiles qui précéderont sa manifestation.<o:p></o:p>

    Dans le jardin de Gethsémani.<o:p></o:p>

    Dans le jardin de Gethsémani (Mc 14, 33) (aussi en Mt. 26, 36 ; Lc 22, 39; Jn 18, 1)<o:p></o:p>

    Dans le passage ci-dessus, Pierre et Jacques et Jean. Nous y avons la scène poignante du jardin de Gethsémani. Le Seigneur se soumet à la volonté de Dieu qui le conduira jusqu’à la mort de la croix. Les disciples ne peuvent veiller ; ils s’endorment.<o:p></o:p>

    En chemin pour Jérusalem.<o:p></o:p>

    En chemin pour Jérusalem (Lc 9, 54) (aussi en Mt. 19, 1 ; Mc 10, 1)<o:p></o:p>

    Jésus se met en marche vers Jérusalem. C’est son dernier voyage vers cette ville où il devait être mis à mort. Il savait ce qui était devant lui et c’est pourquoi il dresse résolument sa face. (voir Es. 50, 7) Si Jésus marchait comme victime vers Jérusalem, il avait néanmoins conscience qu’il était le roi qui aurait dû être reçu. Pour cette raison, il envoie des messagers. Mais au v. 53, Jésus n’est pas reçu. Ce fait provoque chez les disciples, donc chez Jacques aussi, un sentiment de jugement plutôt que de grâce en nommant Elie lorsque ce dernier fit descendre le feu (jugement) du ciel.<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Après la mort du Seigneur Jésus.<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    En prière. (Ac. 1, 13)<o:p></o:p>

    Après que Jésus fut élevé de la terre, quelques disciples se retrouvent dans la chambre haute pour la prière. Il y a des hommes et des femmes, chacun à la place assignée par la Parole. Des noms sont nommés dont celui de Jacques. S’agit-il du fils de Zébédée ou d’un autre Jacques ? Probablement le fils de Zébédée et Jacques, fils d’Alphée est aussi là.<o:p></o:p>

    Le Seigneur, ressuscité, a été vu de Jacques. (1 Cor. 15, 7) <o:p></o:p>

                                  <o:p></o:p>

    L’appel des apôtres.  Mt 4:18-22<o:p></o:p>

             <o:p></o:p>

    18<o:p></o:p>

    Comme il marchait le long de la mer de Galilée, il vit deux frères, Simon, appelé Pierre, et André, son frère, qui jetaient un filet dans la mer; car ils étaient pêcheurs.<o:p></o:p>

    19<o:p></o:p>

    Il leur dit: Suivez-moi, et je vous ferai pêcheurs d'hommes.<o:p></o:p>

    20<o:p></o:p>

    Aussitôt, ils laissèrent les filets, et le suivirent.<o:p></o:p>

                                                                  21<o:p></o:p>

    De là étant allé plus loin, il vit deux autres frères, Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère, qui étaient dans une barque avec Zébédée, leur père, et qui réparaient leurs filets.<o:p></o:p>

    22<o:p></o:p>

     Il les appela, et aussitôt ils laissèrent la barque et leur père, et le suivirent.<o:p></o:p>

                                  <o:p></o:p>

    Le jeune des disciples. Guérison d’une femme.  Mt 9 : 10-22.<o:p></o:p>

             <o:p></o:p>

    10<o:p></o:p>

    Comme Jésus était à table dans la maison, voici, beaucoup de publicains et de gens de mauvaise vie vinrent se mettre à table avec lui et avec ses disciples.<o:p></o:p>

                                                            11<o:p></o:p>

    Les pharisiens virent cela, et ils dirent à ses disciples: Pourquoi votre maître mange-t-il avec les publicains et les gens de mauvaise vie?                                 <o:p></o:p>

    12<o:p></o:p>

    Ce que Jésus ayant entendu, il dit: Ce ne sont pas ceux qui se portent bien qui ont besoin de médecin, mais les malades<o:p></o:p>

                                                     13<o:p></o:p>

    Allez, et apprenez ce que signifie: Je prends plaisir à la miséricorde, et non aux sacrifices Car je ne suis pas venu appeler des justes, mais des pécheurs.<o:p></o:p>

    14<o:p></o:p>

    Alors les disciples de Jean vinrent auprès de Jésus, et dirent: Pourquoi nous et les pharisiens jeûnons-nous, tandis que tes disciples ne jeûnent point?                                                            <o:p></o:p>

     15<o:p></o:p>

    Jésus leur répondit: Les amis de l'époux peuvent-ils s'affliger pendant que l'époux est avec eux? Les jours viendront où l'époux leur sera enlevé, et alors ils jeûneront.                                      <o:p></o:p>

    16<o:p></o:p>

    Personne ne met une pièce de drap neuf à un vieil habit; car elle emporterait une partie de l'habit, et la déchirure serait pire<o:p></o:p>

    17<o:p></o:p>

    On ne met pas non plus du vin nouveau dans de vieilles outres; autrement, les outres se rompent, le vin se répand, et les outres sont perdues; mais on met le vin nouveau dans des outres neuves, et le vin et les outres se conservent.<o:p></o:p>

                                                         18<o:p></o:p>

    Tandis qu'il leur adressait ces paroles, voici, un chef arriva, se prosterna devant lui, et dit: Ma fille est morte il y a un instant; mais viens, impose-lui les mains, et elle vivra.<o:p></o:p>

    19<o:p></o:p>

    Jésus se leva, et le suivit avec ses disciples.<o:p></o:p>

                                                             20<o:p></o:p>

    Et voici, une femme atteinte d'une perte de sang depuis douze ans s'approcha par derrière, et toucha le bord de son vêtement.<o:p></o:p>

    21<o:p></o:p>

    Car elle disait en elle-même: Si je puis seulement toucher son vêtement, je serai guérie.<o:p></o:p>

    22<o:p></o:p>

    Jésus se retourna, et dit, en la voyant: Prends courage, ma fille, ta foi t'a guérie. Et cette femme fut guérie à l'heure même.<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Les apôtres à Gethsémani. Mt 14 : 31-34.<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    31<o:p></o:p>

    Mais Pierre reprit plus fortement: Quand il me faudrait mourir avec toi, je ne te renierai pas.Et tous dirent la même chose<o:p></o:p>

    32<o:p></o:p>

     Ils allèrent ensuite dans un lieu appelé Gethsémané, et Jésus dit à ses disciples: Asseyez-vous ici, pendant que je prierai.<o:p></o:p>

    33<o:p></o:p>

     Il prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et il commença à éprouver de la frayeur et des angoisses.<o:p></o:p>

                                                                    34<o:p></o:p>

     Il leur dit: Mon âme est triste jusqu'à la mort; restez ici, et veillez.<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Jacques dans sa barque réparant les filets. Mc 1, 19<o:p></o:p>

                   <o:p></o:p>

    19<o:p></o:p>

    Étant allé un peu plus loin, il vit Jacques, fils de Zébédée, et Jean, son frère, qui, eux aussi, étaient dans une barque et réparaient les filets.<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Jacques chez Simon. Mc 1:29<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    29<o:p></o:p>

     En sortant de la synagogue, ils se rendirent avec Jacques et Jean à la maison de Simon et d'André<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Jacques et Jean nommés Boarnergèes. Mc 3, 17        <o:p></o:p>

    17<o:p></o:p>

    Jacques, fils de Zébédée, et Jean, frère de Jacques, auxquels il donna le nom de Boanergès, qui signifie fils du tonnerre;<o:p></o:p>

    Jacques est présent quand Jésus fait le miracle de résusciter la fille du chef du Synagogue.  Mc 5 : 35-43               <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    35<o:p></o:p>

    Comme il parlait encore, survinrent de chez le chef de la synagogue des gens qui dirent: Ta fille est morte; pourquoi importuner davantage le maître?  Mais Jésus, sans tenir compte de ces paroles, dit au chef de la synagogue: Ne crains pas, crois seulement.                                                                         <o:p></o:p>

    36<o:p></o:p>

     Et il ne permit à personne de l'accompagner, si ce n'est à Pierre, à Jacques, et à Jean, frère de Jacques.                                                                 <o:p></o:p>

    37<o:p></o:p>

    Ils arrivèrent à la maison du chef de la synagogue, où Jésus vit une foule bruyante et des gens qui pleuraient et poussaient de grands cris.                                                                             <o:p></o:p>

    38<o:p></o:p>

    Il entra, et leur dit: Pourquoi faites-vous du bruit, et pourquoi pleurez-vous? L'enfant n'est pas morte, mais elle dort.<o:p></o:p>

    39                                                       <o:p></o:p>

    Et ils se moquaient de lui Alors, ayant fait sortir tout le monde, il prit avec lui le père et la mère de l'enfant, et ceux qui l'avaient accompagné, et il entra là où était l'enfant.<o:p></o:p>

    40<o:p></o:p>

    Il la saisit par la main, et lui dit: Talitha koumi, ce qui signifie: Jeune fille, lève-toi, je te le dis.<o:p></o:p>

    41 <o:p></o:p>

    Aussitôt la jeune fille se leva, et se mit à marcher; car elle avait douze ans.                                                                                                <o:p></o:p>

    42 <o:p></o:p>

    Et ils furent dans un grand étonnement.<o:p></o:p>

                                                       43<o:p></o:p>

    Jésus leur adressa de fortes recommandations, pour que personne ne sût la chose; et il dit qu'on donnât à manger à la jeune fille.<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Transfiguration.  Mc 9, 2<o:p></o:p>

                   <o:p></o:p>

    2<o:p></o:p>

    Six jours après, Jésus prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et il les conduisit seuls à l'écart sur une haute montagne. Il fut transfiguré devant eux <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Le Royaume de Dieu. Jacques et Jean demandent à Jésus d’être assis à sa droite au Ciel. <o:p></o:p>

    Mc 10, 23-52<o:p></o:p>

                <o:p></o:p>

    23<o:p></o:p>

    Jésus, regardant autour de lui, dit à ses disciples: Qu'il sera difficile à ceux qui ont des richesses d'entrer dans le royaume de Dieu!                  <o:p></o:p>

     

    24<o:p></o:p>

    Et, reprenant, il leur dit: Mes enfants, qu'il est difficile à ceux qui se confient dans les richesses d'entrer dans le royaume de Dieu!                                                                                <o:p></o:p>

     

    25<o:p></o:p>

    Il est plus facile à un chameau de passer par le trou d'une aiguille qu'à un riche d'entrer dans le royaume de Dieu<o:p></o:p>

     

    26                                                             <o:p></o:p>

    Les disciples furent encore plus étonnés, et ils se dirent les uns aux autres; Et qui peut être sauvé? <o:p></o:p>

     

    27<o:p></o:p>

    Jésus les regarda, et dit: Cela est impossible aux hommes, mais non à Dieu: car tout est possible à Dieu.<o:p></o:p>

     

    28                                                                <o:p></o:p>

    Pierre se mit à lui dire; Voici, nous avons tout quitté, et nous t'avons suivi.<o:p></o:p>

     

    29<o:p></o:p>

    Jésus répondit: Je vous le dis en vérité, il n'est personne qui, ayant quitté, à cause de moi et à cause de la bonne nouvelle, sa maison, ou ses frères, ou ses soeurs, ou sa mère, ou son père, ou ses enfants, ou ses terres,                                                      <o:p></o:p>

     

    30<o:p></o:p>

    ne reçoive au centuple, présentement dans ce siècle-ci, des maisons, des frères, des soeurs, des mères, des enfants, et des terres, avec des persécutions, et, dans le siècle à venir, la vie éternelle.<o:p></o:p>

     

    31<o:p></o:p>

    Plusieurs des premiers seront les derniers, et plusieurs des derniers seront les premiers.<o:p></o:p>

     

    32<o:p></o:p>

    Ils étaient en chemin pour monter à Jérusalem, et Jésus allait devant eux. Les disciples étaient troublés, et le suivaient avec crainte. Et Jésus prit de nouveau les douze auprès de lui, et commença à leur dire ce qui devait lui arriver:<o:p></o:p>

     

     33<o:p></o:p>

    Voici, nous montons à Jérusalem, et le Fils de l'homme sera livré aux principaux sacrificateurs et aux scribes. Ils le condamneront à mort, et ils le livreront aux païens,                                                                      <o:p></o:p>

     

    34<o:p></o:p>

    qui se moqueront de lui, cracheront sur lui, le battront de verges, et le feront mourir; et, trois jours après, il ressuscitera.<o:p></o:p>

     

                                                         35<o:p></o:p>

    Les fils de Zébédée, Jacques et Jean, s'approchèrent de Jésus, et lui dirent: Maître, nous voudrions que tu fisses pour nous ce que nous te demanderons.<o:p></o:p>

     

    36 <o:p></o:p>

    Il leur dit: Que voulez-vous que je fasse pour vous?<o:p></o:p>

     

    37<o:p></o:p>

    Accorde-nous, lui dirent-ils, d'être assis l'un à ta droite et l'autre à ta gauche, quand tu seras dans ta gloire. <o:p></o:p>

     

                                                                                      38<o:p></o:p>

    Jésus leur répondit: Vous ne savez ce que vous demandez. Pouvez-vous boire la coupe que je dois boire, ou être baptisés du baptême dont je dois être baptisé? Nous le pouvons, dirent-ils.<o:p></o:p>

     

    39<o:p></o:p>

    Et Jésus leur répondit: Il est vrai que vous boirez la coupe que je dois boire, et que vous serez baptisés du baptême dont je dois être baptisé;<o:p></o:p>

                                              <o:p></o:p>

    40<o:p></o:p>

    mais pour ce qui est d'être assis à ma droite ou à ma gauche, cela ne dépend pas de moi, et ne sera donné qu'à ceux à qui cela est réservé.<o:p></o:p>

     

    41<o:p></o:p>

    Les dix, ayant entendu cela, commencèrent à s'indigner contre Jacques et Jean.<o:p></o:p>

     

    42<o:p></o:p>

    Jésus les appela, et leur dit: Vous savez que ceux qu'on regarde comme les chefs des nations les tyrannisent, et que les grands les dominent.<o:p></o:p>

     

    43<o:p></o:p>

    Il n'en est pas de même au milieu de vous. Mais quiconque veut être grand parmi vous, qu'il soit votre serviteur;<o:p></o:p>

     

       44                                                 <o:p></o:p>

    et quiconque veut être le premier parmi vous, qu'il soit l'esclave de tous.<o:p></o:p>

     

    45<o:p></o:p>

    Car le Fils de l'homme est venu, non pour être servi, mais pour servir et donner sa vie comme la rançon de plusieurs.<o:p></o:p>

     

                                                                46<o:p></o:p>

    Ils arrivèrent à Jéricho. Et, lorsque Jésus en sortit, avec ses disciples et une assez grande foule, le fils de Timée, Bartimée, mendiant aveugle, était assis au bord du chemin.<o:p></o:p>

     

    47<o:p></o:p>

    Il entendit que c'était Jésus de Nazareth, et il se mit à crier; Fils de David, Jésus aie pitié de moi!<o:p></o:p>

     

    48<o:p></o:p>

    Plusieurs le reprenaient, pour le faire taire; mais il criait beaucoup plus fort; Fils de David, aie pitié de moi!<o:p></o:p>

     

     49<o:p></o:p>

    Jésus s'arrêta, et dit: Appelez-le. Ils appelèrent l'aveugle, en lui disant: Prends courage, lève-toi, il t'appelle.<o:p></o:p>

     

                                                                           50<o:p></o:p>

    L'aveugle jeta son manteau, et, se levant d'un bond, vint vers Jésus.<o:p></o:p>

     

    51<o:p></o:p>

    Jésus, prenant la parole, lui dit: Que veux-tu que je te fasse? Rabbouni, lui répondit l'aveugle, que je recouvre la vue. <o:p></o:p>

     

                                                           52<o:p></o:p>

    Et Jésus lui dit: Va, ta foi t'a sauvé. (10:53) Aussitôt il recouvra la vue, et suivit Jésus dans le chemin.<o:p></o:p>

     

     <o:p></o:p>

    Mc 13 : 1-37.<o:p></o:p>

                <o:p></o:p>

    1.Lorsque Jésus sortit du temple, un de ses disciples lui dit: Maître, regarde quelles pierres, et quelles constructions!                                               2. Jésus lui répondit: Vois-tu ces grandes constructions? Il ne restera pas pierre sur pierre qui ne soit renversée.                                                             3. Il s'assit sur la montagne des oliviers, en face du temple. Et Pierre, Jacques, Jean et André lui firent en particulier cette question:                                       <o:p></o:p>

    4. Dis-nous, quand cela arrivera-t-il, et à quel signe connaîtra-t-on que toutes ces choses vont s'accomplir?                                                                         5. Jésus se mit alors à leur dire: Prenez garde que personne ne vous séduise.                                                 <o:p></o:p>

    6. Car plusieurs viendront sous mon nom, disant; C'est moi. Et ils séduiront beaucoup de gens.                   <o:p></o:p>

    7. Quand vous entendrez parler de guerres et de bruits de guerres, ne soyez pas troublés, car il faut que ces choses arrivent. Mais ce ne sera pas encore la fin.                                                             8. Une nation s'élèvera contre une nation, et un royaume contre un royaume; il y aura des tremblements de terre en divers lieux, il y aura des famines. Ce ne sera que le commencement des douleurs.                                                             9. Prenez garde à vous-mêmes. On vous livrera aux tribunaux, et vous serez battus de verges dans les synagogues; vous comparaîtrez devant des gouverneurs et devant des rois, à cause de moi, pour leur servir de témoignage.                              10. Il faut premièrement que la bonne nouvelle soit prêchée à toutes les nations.                            <o:p></o:p>

    11. Quand on vous emmènera pour vous livrer, ne vous inquiétez pas d'avance de ce que vous aurez à dire, mais dites ce qui vous sera donné à l'heure même; car ce n'est pas vous qui parlerez, mais l'Esprit Saint.                                                               12. Le frère livrera son frère à la mort, et le père son enfant; les enfants se soulèveront contre leurs parents, et les feront mourir.                                 <o:p></o:p>

    13. Vous serez haïs de tous, à cause de mon nom, mais celui qui persévérera jusqu'à la fin sera sauvé.                                                                      <o:p></o:p>

    14. Lorsque vous verrez l'abomination de la désolation établie là où elle ne doit pas être, -que celui qui lit fasse attention, -alors, que ceux qui seront en Judée fuient dans les montagnes;                  <o:p></o:p>

    15. que celui qui sera sur le toit ne descende pas et n'entre pas pour prendre quelque chose dans sa maison;                                                                          <o:p></o:p>

    16. et que celui qui sera dans les champs ne retourne pas en arrière pour prendre son manteau.  <o:p></o:p>

    17. Malheur aux femmes qui seront enceintes et à celles qui allaiteront en ces jours-là!                            <o:p></o:p>

    18. Priez pour que ces choses n'arrivent pas en hiver. <o:p></o:p>

    19. Car la détresse, en ces jours, sera telle qu'il n'y en a point eu de semblable depuis le commencement du monde que Dieu a créé jusqu'à présent, et qu'il n'y en aura jamais.                     <o:p></o:p>

    20. Et, si le Seigneur n'avait abrégé ces jours, personne ne serait sauvé; mais il les a abrégés, à cause des élus qu'il a choisis.                                       <o:p></o:p>

    21. Si quelqu'un vous dit alors: "Le Christ est ici", ou: "Il est là", ne le croyez pas.                               <o:p></o:p>

    22. Car il s'élèvera de faux Christs et de faux prophètes; ils feront des prodiges et des miracles pour séduire les élus, s'il était possible.                    <o:p></o:p>

    23. Soyez sur vos gardes: je vous ai tout annoncé d'avance.                                                                          24. Mais dans ces jours, après cette détresse, le soleil s'obscurcira, la lune ne donnera plus sa lumière,                                                                               <o:p></o:p>

    25. les étoiles tomberont du ciel, et les puissances qui sont dans les cieux seront ébranlées.                               <o:p></o:p>

    26. Alors on verra le Fils de l'homme venant sur les nuées avec une grande puissance et avec gloire.                                                                      27. Alors il enverra les anges, et il rassemblera les élus des quatre vents, de l'extrémité de la terre jusqu'à l'extrémité du ciel.                                                    <o:p></o:p>

    28. Instruisez-vous par une comparaison tirée du figuier. Dès que ses branches deviennent tendres, et que les feuilles poussent, vous connaissez que l'été est proche.                                                               29. De même, quand vous verrez ces choses arriver, sachez que le Fils de l'homme est proche, à la porte.                                                                         <o:p></o:p>

     30. Je vous le dis en vérité, cette génération ne passera point, que tout cela n'arrive. <o:p></o:p>

    31. Le ciel et la terre passeront, mais mes paroles ne passeront point.                                                            <o:p></o:p>

    32. Pour ce qui est du jour ou de l'heure, personne ne le sait, ni les anges dans le ciel, ni le Fils, mais le Père seul.                                                                       <o:p></o:p>

    33. Prenez garde, veillez et priez; car vous ne savez quand ce temps viendra.                                             <o:p></o:p>

    34. Il en sera comme d'un homme qui, partant pour un voyage, laisse sa maison, remet l'autorité à ses serviteurs, indique à chacun sa tâche, et ordonne au portier de veiller.                                       <o:p></o:p>

    35. Veillez donc, car vous ne savez quand viendra le maître de la maison, ou le soir, ou au milieu de la nuit, ou au chant du coq, ou le matin;                      <o:p></o:p>

    36. craignez qu'il ne vous trouve endormis, à son arrivée soudaine.                                                               <o:p></o:p>

    37. Ce que je vous dis, je le dis à tous: Veillez.<o:p></o:p>

    Mc 14 ; 12-28 <o:p></o:p>

    12. Le premier jour des pains sans levain, où l'on immolait la Pâque, les disciples de Jésus lui dirent: Où veux-tu que nous allions te préparer la Pâque? <o:p></o:p>

    13. Et il envoya deux de ses disciples, et leur dit: Allez à la ville; vous rencontrerez un homme portant une cruche d'eau, suivez-le. <o:p></o:p>

    14. Quelque part qu'il entre, dites au maître de la maison: Le maître dit: Où est le lieu où je mangerai la Pâque avec mes disciples? <o:p></o:p>

    15. Et il vous montrera une grande chambre haute, meublée et toute prête: c'est là que vous nous préparerez la Pâque. <o:p></o:p>

    16. Les disciples partirent, arrivèrent à la ville, et trouvèrent les choses comme il le leur avait dit; et ils préparèrent la Pâque. <o:p></o:p>

    17. Le soir étant venu, il arriva avec les douze. <o:p></o:p>

    18. Pendant qu'ils étaient à table et qu'ils mangeaient, Jésus dit: Je vous le dis en vérité, l'un de vous, qui mange avec moi, me livrera. <o:p></o:p>

    19. Ils commencèrent à s'attrister, et à lui dire, l'un après l'autre: Est-ce moi? <o:p></o:p>

    20. Il leur répondit: C'est l'un des douze, qui met avec moi la main dans le plat. <o:p></o:p>

    21. Le Fils de l'homme s'en va selon ce qui est écrit de lui. Mais malheur à l'homme par qui le Fils de l'homme est livré! Mieux vaudrait pour cet homme qu'il ne fût pas né. <o:p></o:p>

    22. Pendant qu'ils mangeaient, Jésus prit du pain; et, après avoir rendu grâces, il le rompit, et le leur donna, en disant: Prenez, ceci est mon corps. <o:p></o:p>

    23. Il prit ensuite une coupe; et, après avoir rendu grâces, il la leur donna, et ils en burent tous. <o:p></o:p>

    24. Et il leur dit: Ceci est mon sang, le sang de l'alliance, qui est répandu pour plusieurs. <o:p></o:p>

    25. Je vous le dis en vérité, je ne boirai plus jamais du fruit de la vigne, jusqu'au jour où je le boirai nouveau dans le royaume de Dieu. <o:p></o:p>

    26. Après avoir chanté les cantiques, ils se rendirent à la montagne des oliviers. <o:p></o:p>

    27. Jésus leur dit: Vous serez tous scandalisés; car il est écrit: Je frapperai le berger, et les brebis seront dispersées. <o:p></o:p>

    28. Mais, après que je serai ressuscité, je vous précéderai en Galilée.<o:p></o:p>

    Mc 14, 33                                                      <o:p></o:p>

    33. Il prit avec lui Pierre, Jacques et Jean, et il commença à éprouver de la frayeur et des angoisses.<o:p></o:p>

    Lc 5, 1-11       <o:p></o:p>

    1. Comme Jésus se trouvait auprès du lac de Génésareth, et que la foule se pressait autour de lui pour entendre la parole de Dieu,                             <o:p></o:p>

    2. il vit au bord du lac deux barques, d'où les pêcheurs étaient descendus pour laver leurs filets.        <o:p></o:p>

    3. Il monta dans l'une de ces barques, qui était à Simon, et il le pria de s'éloigner un peu de terre. Puis il s'assit, et de la barque il enseignait la foule.                                                                                     4. Lorsqu'il eut cessé de parler, il dit à Simon: Avance en pleine eau, et jetez vos filets pour pêcher<o:p></o:p>

    5. Simon lui répondit: Maître, nous avons travaillé toute la nuit sans rien prendre; mais, sur ta parole, je jetterai le filet.                                                                   <o:p></o:p>

    6. L'ayant jeté, ils prirent une grande quantité de poissons, et leur filet se rompait.                                            <o:p></o:p>

    7. Ils firent signe à leurs compagnons qui étaient dans l'autre barque de venir les aider. Ils vinrent et ils remplirent les deux barques, au point qu'elles enfonçaient.                                                           <o:p></o:p>

    8. Quand il vit cela, Simon Pierre tomba aux genoux de Jésus, et dit: Seigneur, retire-toi de moi, parce que je suis un homme pécheur.                                  <o:p></o:p>

    9. Car l'épouvante l'avait saisi, lui et tous ceux qui étaient avec lui, à cause de la pêche qu'ils avaient faite.                                                                                              10. Il en était de même de Jacques et de Jean, fils de Zébédée, les associés de Simon. Alors Jésus dit à Simon: Ne crains point; désormais tu seras pêcheur d'hommes.                                                                <o:p></o:p>

    11. Et, ayant ramené les barques à terre, ils laissèrent tout, et le suivirent..                                                                        <o:p></o:p>

    Lc 6 : 12-49   <o:p></o:p>

    12. En ce temps-là, Jésus se rendit sur la montagne pour prier, et il passa toute la nuit à prier Dieu. <o:p></o:p>

    13. Quand le jour parut, il appela ses disciples, et il en choisit douze, auxquels il donna le nom d'apôtres: <o:p></o:p>

    14. Simon, qu'il nomma Pierre; André, son frère; Jacques; Jean; Philippe; Barthélemy; <o:p></o:p>

    15. Matthieu; Thomas; Jacques, fils d'Alphée; Simon, appelé le zélote; <o:p></o:p>

    16. Jude, fils de Jacques; et Judas Iscariote, qui devint traître. <o:p></o:p>

    17. Il descendit avec eux, et s'arrêta sur un plateau, où se trouvaient une foule de ses disciples et une multitude de peuple de toute la Judée, de Jérusalem, et de la contrée maritime de Tyr et de Sidon. Ils étaient venus pour l'entendre, et pour être guéris de leurs maladies. <o:p></o:p>

    18. Ceux qui étaient tourmentés par des esprits impurs étaient guéris. <o:p></o:p>

    19. Et toute la foule cherchait à le toucher, parce qu'une force sortait de lui et les guérissait tous. <o:p></o:p>

    20. Alors Jésus, levant les yeux sur ses disciples, dit: Heureux vous qui êtes pauvres, car le royaume de Dieu est à vous! <o:p></o:p>

    21. Heureux vous qui avez faim maintenant, car vous serez rassasiés! Heureux vous qui pleurez maintenant, car vous serez dans la joie! <o:p></o:p>

    22. Heureux serez-vous, lorsque les hommes vous haïront, lorsqu'on vous chassera, vous outragerez, et qu'on rejettera votre nom comme infâme, à cause du Fils de l'homme! <o:p></o:p>

    23 Réjouissez-vous en ce jour-là et tressaillez d'allégresse, parce que votre récompense sera grande dans le ciel; car c'est ainsi que leurs pères traitaient les prophètes. <o:p></o:p>

    24. Mais, malheur à vous, riches, car vous avez votre consolation! <o:p></o:p>

    25. Malheur à vous qui êtes rassasiés, car vous aurez faim! Malheur à vous qui riez maintenant, car vous serez dans le deuil et dans les larmes! <o:p></o:p>

    26. Malheur, lorsque tous les hommes diront du bien de vous, car c'est ainsi qu'agissaient leurs pères à l'égard des faux prophètes! <o:p></o:p>

    27. Mais je vous dis, à vous qui m'écoutez: Aimez vos ennemis, faites du bien à ceux qui vous haïssent, <o:p></o:p>

    28. bénissez ceux qui vous maudissent, priez pour ceux qui vous maltraitent. <o:p></o:p>

    29. Si quelqu'un te frappe sur une joue, présente-lui aussi l'autre. Si quelqu'un prend ton manteau, ne l'empêche pas de prendre encore ta tunique. <o:p></o:p>

    30. Donne à quiconque te demande, et ne réclame pas ton bien à celui qui s'en empare. <o:p></o:p>

    31. Ce que vous voulez que les hommes fassent pour vous, faites-le de même pour eux. <o:p></o:p>

    32. Si vous aimez ceux qui vous aiment, quel gré vous en saura-t-on? Les pécheurs aussi aiment ceux qui les aiment. <o:p></o:p>

    33. Si vous faites du bien à ceux qui vous font du bien, quel gré vous en saura-t-on? Les pécheurs aussi agissent de même. <o:p></o:p>

    34. Et si vous prêtez à ceux de qui vous espérez recevoir, quel gré vous en saura-t-on? Les pécheurs aussi prêtent aux pécheurs, afin de recevoir la pareille. <o:p></o:p>

    35. Mais aimez vos ennemis, faites du bien, et prêtez sans rien espérer. Et votre récompense sera grande, et vous serez fils du Très Haut, car il est bon pour les ingrats et pour les méchants. <o:p></o:p>

    36. Soyez donc miséricordieux, comme votre Père est miséricordieux. <o:p></o:p>

    37. Ne jugez point, et vous ne serez point jugés; ne condamnez point, et vous ne serez point condamnés; absolvez, et vous serez absous. <o:p></o:p>

    38. Donnez, et il vous sera donné: on versera dans votre sein une bonne mesure, serrée, secouée et qui déborde; car on vous mesurera avec la mesure dont vous vous serez servis. <o:p></o:p>

    39. Il leur dit aussi cette parabole: Un aveugle peut-il conduire un aveugle? Ne tomberont-ils pas tous deux dans une fosse? <o:p></o:p>

    40. Le disciple n'est pas plus que le maître; mais tout disciple accompli sera comme son maître. <o:p></o:p>

    41. Pourquoi vois-tu la paille qui est dans l’œil de ton frère, et n'aperçois-tu pas la poutre qui est dans ton oeil? <o:p></o:p>

    42. Ou comment peux-tu dire à ton frère: Frère, laisse-moi ôter la paille qui est dans ton oeil, toi qui ne vois pas la poutre qui est dans le tien? Hypocrite, ôte premièrement la poutre de ton oeil, et alors tu verras comment ôter la paille qui est dans l'oeil de ton frère. <o:p></o:p>

    43. Ce n'est pas un bon arbre qui porte du mauvais fruit, ni un mauvais arbre qui porte du bon fruit. <o:p></o:p>

    44. Car chaque arbre se connaît à son fruit. On ne cueille pas des figues sur des épines, et l'on ne vendange pas des raisins sur des ronces. <o:p></o:p>

    45. L'homme bon tire de bonnes choses du bon trésor de son cœur, et le méchant tire de mauvaises choses de son mauvais trésor; car c'est de l'abondance du cœur que la bouche parle. <o:p></o:p>

    46. Pourquoi m'appelez-vous Seigneur, Seigneur! et ne faites-vous pas ce que je dis? <o:p></o:p>

    47. Je vous montrerai à qui est semblable tout homme qui vient à moi, entend mes paroles, et les met en pratique. <o:p></o:p>

    48. Il est semblable à un homme qui, bâtissant une maison, a creusé, creusé profondément, et a posé le fondement sur le roc. Une inondation est venue, et le torrent s'est jeté contre cette maison, sans pouvoir l'ébranler, parce qu'elle était bien bâtie. <o:p></o:p>

    49. Mais celui qui entend, et ne met pas en pratique, est semblable à un homme qui a bâti une maison sur la terre, sans fondement. Le torrent s'est jeté contre elle: aussitôt elle est tombée, et la ruine de cette maison a été grande.  <o:p></o:p>

    Lc 8 : 1-25     <o:p></o:p>

    1. Ensuite, Jésus allait de ville en ville et de village en village, prêchant et annonçant la bonne nouvelle du royaume de Dieu. <o:p></o:p>

    2. Les douze étaient avec de lui et quelques femmes qui avaient été guéries d'esprits malins et de maladies: Marie, dite de Magdala, de laquelle étaient sortis sept démons, <o:p></o:p>

    3. Jeanne, femme de Chuza, intendant d'Hérode, Susanne, et plusieurs autres, qui l'assistaient de leurs biens. <o:p></o:p>

    4. Une grande foule s'étant assemblée, et des gens étant venus de diverses villes auprès de lui, il dit cette parabole: <o:p></o:p>

    5. Un semeur sortit pour semer sa semence. Comme il semait, une partie de la semence tomba le long du chemin: elle fut foulée aux pieds, et les oiseaux du ciel la mangèrent. <o:p></o:p>

    6. Une autre partie tomba sur le roc: quand elle fut levée, elle sécha, parce qu'elle n'avait point d'humidité. <o:p></o:p>

    7. Une autre partie tomba au milieu des épines: les épines crûrent avec elle, et l'étouffèrent. <o:p></o:p>

    8. Une autre partie tomba dans la bonne terre: quand elle fut levée, elle donna du fruit au centuple. Après avoir ainsi parlé, Jésus dit à haute voix: Que celui qui a des oreilles pour entendre entende! <o:p></o:p>

    9. Ses disciples lui demandèrent ce que signifiait cette parabole. <o:p></o:p>

    10. Il répondit: Il vous a été donné de connaître les mystères du royaume de Dieu; mais pour les autres, cela leur est dit en paraboles, afin qu'en voyant, ils ne voient point, et qu'en entendant, ils ne comprennent point.<o:p></o:p>

    11. Voici ce que signifie cette parabole: La semence, c'est la parole de Dieu. <o:p></o:p>

    12. Ceux qui sont le long du chemin, ce sont ceux qui entendent; puis le diable vient, et enlève de leur cœur la parole, de peur qu'ils ne croient et soient sauvés. <o:p></o:p>

    13. Ceux qui sont sur le roc, ce sont ceux qui, lorsqu'ils entendent la parole, la reçoivent avec joie; mais ils n'ont point de racine, ils croient pour un temps, et ils succombent au moment de la tentation. <o:p></o:p>

    14. Ce qui est tombé parmi les épines, ce sont ceux qui, ayant entendu la parole, s'en vont, et la laissent étouffer par les soucis, les richesses et les plaisirs de la vie, et ils ne portent point de fruit qui vienne à maturité. <o:p></o:p>

    15. Ce qui est tombé dans la bonne terre, ce sont ceux qui, ayant entendu la parole avec un cœur honnête et bon, la retiennent, et portent du fruit avec persévérance. <o:p></o:p>

    16. Personne, après avoir allumé une lampe, ne la couvre d'un vase, ou ne la met sous un lit ; Mais il la met sur un chandelier, afin que ceux qui entrent voient la lumière. <o:p></o:p>

    17. Car il n'est rien de caché qui ne doive être découvert, rien de secret qui ne doive être connu et mis au jour. <o:p></o:p>

    18. Prenez donc garde à la manière dont vous écoutez;. car on donnera à celui qui a, mais à celui qui n'a pas on ôtera même ce qu'il croit avoir. <o:p></o:p>

    19. La mère et les frères de Jésus vinrent le trouver; mais ils ne purent l'aborder, à cause de la foule. <o:p></o:p>

    20. On lui dit: Ta mère et tes frères sont dehors, et ils désirent te voir. <o:p></o:p>

    21. Mais il répondit: Ma mère et mes frères, ce sont ceux qui écoutent la parole de Dieu, et qui la mettent en pratique. <o:p></o:p>

    22. Un jour, Jésus monta dans une barque avec ses disciples. Il leur dit: Passons de l'autre côté du lac. Et ils partirent. <o:p></o:p>

    23. Pendant qu'ils naviguaient, Jésus s'endormit. Un tourbillon fondit sur le lac, la barque se remplissait d'eau, et ils étaient en péril. <o:p></o:p>

    24. Ils s'approchèrent et le réveillèrent, en disant: Maître maître, nous périssons! S'étant réveillé, il menaça le vent et les flots, qui s'apaisèrent, et le calme revint. Puis il leur dit: Où est votre foi? <o:p></o:p>

    25. Saisis de frayeur et d'étonnement, ils se dirent les uns aux autres: Quel est donc celui-ci, qui commande même au vent et à l'eau, et à qui ils obéissent?<o:p></o:p>

    Lc 8, 51  <o:p></o:p>

    51 Lorsqu'il fut arrivé à la maison, il ne permit à personne d'entrer avec lui, si ce n'est à Pierre, à Jean et à Jacques, et au père et à la mère de l'enfant.<o:p></o:p>

    Lc 9, 28  <o:p></o:p>

    28. Environ huit jours après qu'il eut dit ces paroles, Jésus prit avec lui Pierre, Jean et Jacques, et il monta sur la montagne pour prier.<o:p></o:p>

    Luc 9, 54                                                       <o:p></o:p>

    54. Les disciples Jacques et Jean, voyant cela, dirent: Seigneur, veux-tu que nous commandions que le feu descende du ciel et les consume?<o:p></o:p>

    Ac. 1, 4-14                                                     <o:p></o:p>

    4. Comme il se trouvait avec eux, il leur recommanda de ne pas s'éloigner de Jérusalem, mais d'attendre ce que le Père avait promis, ce que je vous ai annoncé, leur dit-il; <o:p></o:p>

    5. car Jean a baptisé d'eau, mais vous, dans peu de jours, vous serez baptisés du Saint Esprit. <o:p></o:p>

    6. Alors les apôtres réunis lui demandèrent: Seigneur, est-ce en ce temps que tu rétabliras le royaume d'Israël? <o:p></o:p>

    7. Il leur répondit: Ce n'est pas à vous de connaître les temps ou les moments que le Père a fixés de sa propre autorité. <o:p></o:p>

    8. Mais vous recevrez une puissance, le Saint Esprit survenant sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée, dans la Samarie, et jusqu'aux extrémités de la terre. <o:p></o:p>

    9. Après avoir dit cela, il fut élevé pendant qu'ils le regardaient, et une nuée le déroba à leurs yeux. <o:p></o:p>

    10. Et comme ils avaient les regards fixés vers le ciel pendant qu'il s'en allait, voici, deux hommes vêtus de blanc leur apparurent, <o:p></o:p>

    11. et dirent: Hommes Galiléens, pourquoi vous arrêtez-vous à regarder au ciel? Ce Jésus, qui a été enlevé au ciel du milieu de vous, viendra de la même manière que vous l'avez vu allant au ciel. <o:p></o:p>

    12. Alors ils retournèrent à Jérusalem, de la montagne appelée des oliviers, qui est près de Jérusalem, à la distance d'un chemin de Sabbat. <o:p></o:p>

    13. Quand ils furent arrivés, ils montèrent dans la chambre haute où ils se tenaient d'ordinaire ; c'étaient Pierre, Jean, Jacques, André, Philippe, Thomas, Barthélemy, Matthieu, Jacques, fils d'Alphée, Simon le Zélote, et Jude, fils de Jacques. <o:p></o:p>

    14. Tous d'un commun accord persévéraient dans la prière, avec les femmes, et Marie, mère de Jésus, et avec les frères de Jésus.<o:p></o:p>

    Ac. 12, 1,2                                                     <o:p></o:p>

    1.Vers le même temps, le roi Hérode se mit à maltraiter quelques membres de l'Église, <o:p></o:p>

    2. et il fit mourir par l'épée Jacques, frère de Jean.<o:p></o:p>

    Ac. 12, 17                                                      <o:p></o:p>

    17. Pierre, leur ayant de la main fait signe de se taire, leur raconta comment le Seigneur l'avait tiré de la prison, et il dit: Annoncez-le à Jacques et aux frères. Puis il sortit, et s'en alla dans un autre lieu.<o:p></o:p>

    Ac. 15, 13-21                                                 <o:p></o:p>

    13. Lorsqu'ils eurent cessé de parler, Jacques prit la parole, et dit: Hommes frères, écoutez-moi! <o:p></o:p>

    14. Simon a raconté comment Dieu a d'abord jeté les regards sur les nations pour choisir du milieu d'elles un peuple qui portât son nom. <o:p></o:p>

    15. Et avec cela s'accordent les paroles des prophètes, selon qu'il est écrit: <o:p></o:p>

    16. Après cela, je reviendrai, et je relèverai de sa chute la tente de David, J'en réparerai les ruines, et je la redresserai, <o:p></o:p>

    17. Afin que le reste des hommes cherche le Seigneur, Ainsi que toutes les nations sur lesquelles mon nom est invoqué, Dit le Seigneur, qui fait ces choses, <o:p></o:p>

    18. Et à qui elles sont connues de toute éternité<o:p></o:p>

    19. C'est pourquoi je suis d'avis qu'on ne crée pas des difficultés à ceux des païens qui se convertissent à Dieu, <o:p></o:p>

    20. mais qu'on leur écrive de s'abstenir des souillures des idoles, de l'impudicité, des animaux étouffés et du sang. <o:p></o:p>

    21. Car, depuis bien des générations, Moïse a dans chaque ville des gens qui le prêchent, puisqu'on le lit tous les jours de sabbat dans les synagogues.<o:p></o:p>

    Ac. 21, 18                                                      <o:p></o:p>

    18. Le lendemain, Paul se rendit avec nous chez Jacques, et tous les anciens s'y réunirent.<o:p></o:p>

    1 Cor. 15, 7                                                   <o:p></o:p>

    7. Ensuite, il est apparu à Jacques, puis à tous les apôtres. <o:p></o:p>

    Gal. 2, 9 <o:p></o:p>

    9. Et ayant reconnu la grâce qui m'avait été accordée, Jacques, Céphas et Jean, qui sont regardés comme des colonnes, me donnèrent, à moi et à Barnabas, la main d'association, afin que nous allassions, nous vers les païens, et eux vers les circoncis.<o:p></o:p>

    Gal. 2, 12                                                       <o:p></o:p>

    12. En effet, avant l'arrivée de quelques personnes envoyées par Jacques, il mangeait avec les païens; et, quand elles furent venues, il s'esquiva et se tint à l'écart, par crainte des circoncis.<o:p></o:p>

    Jac. 1, 1 <o:p></o:p>

    1. Jacques, serviteur de Dieu et du Seigneur Jésus Christ, aux douze tribus qui sont dans la dispersion, salut!<o:p></o:p>

                                                                        <o:p></o:p>

      <o:p></o:p>

    <o:p></o:p>

    Saint-Jacques-de-Compostelle (Santiago-de-Compostela)<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    "Les os de cet apôtre très saint, transportés en Espagne et déposés en son extrême, c'est-à-dire face à la mer y ont reçu le culte avec une fameuse vénération de la part de ces gens" (Floro de Lyon.)<o:p></o:p>

    <v:shape id="_x0000_i1039" style="width: 3in; height: 102pt;" type="#_x0000_t75"></v:shape><o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Jacques partit évangéliser la péninsule ibérique, à l'extrémité du monde connu. Puis, au bout de sept ans, il revint en Terre Sainte Palestine où il est l'une des premières victimes de la persécution et fut martyrisée. Il fut le premier des douze disciples à subir le martyre (Actes des Apôtres, XII, 2) et périt décapité sur ordre d'Hérode Agrippa Ier de Judée, vers 44 après J.-C. Ses disciples, Théodore et Anastase, contraints de quitter la Palestine, décidèrent d'apporter son corps en Espagne et prirent la mer dans une barque dont la légende dit qu'elle était en pierre qui l'embarquèrent dans un bateau et, après sept jours en mer, ils débarquèrent au fond d'un estuaire de Galice à l'embouchure de l'Ulla, près de Iria Flavia (actuel Padrón)où la population leur était hostile ; étant contre les chrétiens. Ils ont demandé à la reine  Lupa, qui régnait sur cette contrée un endroit pour ensevelir l’apôtre, mais Lupa une méchante femme, leur a occasionné bien des épreuves. Elle devait pourtant se convertir plus tard et son palais est devenue une église. Selon la tradition, l’actuelle Cathédrale de Santiago de Compostelle a été construite sur le même site. Les deux disciples enterrèrent alors le corps à l'intérieur des terres, en un lieu qui deviendrait par la suite la ville de saint Jacques de Compostelle.
    La dépouille de l'apôtre fut déposée sur une pierre qui s'ajusta au corps du saint et se transforma en sarcophage. <o:p></o:p>

    Les Barbares et plus tard, les Arabes déferlent  sur l'Espagne, faisant oublier jusqu'au lieu même de son tombeau.<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    La tombe fut oubliée avant d'être redécouverte huit siècles plus tard : elle devint alors le lieu d'un pèlerinage. <o:p></o:p>

    Huit siècles plus tard, en 813, en pleine guerre entre les chrétiens et les musulmans pour la reconquête de l'Espagne, un ermite, nommé Pélage, vivant près du sanctuaire actuel, voyait toutes les nuits naître d'un monticule une lueur semblable à celle  d'une étoile (d'où l'étymologie légendaire de Compostelle : "campus stella", le champ de l'étoile; en fait, les linguistes croient plutôt, à "Compositum", apprêt funéraire, ou à "compostum", placé ensemble, ces deux termes s'appliquant de toute manière à des sépultures).. qu'un ermite nommé Pélage eut des visions. En 813, I'ermite Averti par un songe qu'il s'agissait du tombeau de l'apôtre, Pélage prévînt Théodomir, évêque wisigoth d'Iria Flavia qui se rendît sur place et pût ainsi y découvrir les tombeaux de saint Jacques et de ses deux disciples.
    Le cimetière romain devient alors le "Campus Stellae", le Champ de l’Etoile.
    Le roi Alphonse II, prévenu de cet événement, fait édifier trois églises à cet emplacement. Le contexte politique d’alors est constitué de guerres incessantes entre chrétiens et musulmans pour la maîtrise de la péninsule, et Saint-Jacques va devenir rapidement un symbole pour l’Espagne chrétienne. En 844, a lieu la bataille de Clavijo entre Maures et Chrétiens : Saint-Jacques apparaît en cavalier et remporte la victoire. Il devient alors le "matamoros", le chef spirituel de la Croisade contre les Infidèles. Ce culte, très local à ses origines, était déjà suffisamment assuré au IXe siècle pour que Théodomir, évêque d’Iria Flavia, jugea utile de transférer son siège auprès de la tombe de l’apôtre, sur le site de l'actuelle ville de Compostelle. Saint Jacques devînt alors le patron de l'Espagne et le symbole de la reconquête sur l'Islam. Une première église fût construite sur le site, baptisé alors Santiago de Compostella (Saint Jacques de Compostelle). Cette première église fût prise et détruite par les Maures. Plus tard, au XIe siècle, une cathédrale romane fût construite (elle existe d'ailleurs toujours au cœur de la cathédrale actuelle) et devînt un haut lieu de la chrétienté pendant le Moyen Age et jusqu'à nos jours.
    Au XIIème siècle saint Jacques de Compostelle connût ses heures glorieuses, l'autel consacré à Saint Jacques étant devenu un lieu de pèlerinage aussi important que Rome ou la Terre Sainte. Des pèlerinages étaient alors entrepris par pénitence de péchés graves comme le meurtre où l'adultère, pour chercher de l'aide contre des problèmes de santé ou tout simplement comme acte d'adoration envers saint Jacques.
    Comme signe de reconnaissance, les pèlerins disposaient sur leur chapeau des coquillages, comme ceux que l'on trouve sur la côte de Finistère où le corps de saint Jacques fût débarqué. Bien que les pèlerins soient issus de toute l'Europe, le commencement officiel du pèlerinage était fixé à quatre endroits en France: Paris, Vézelay, Le Puy et Arles.
    Les routes empruntées étaient reconnues comme les "Chemins de Compostelle" et les villes situées sur ces routes, comme Poitiers, ont prospéré du commerce avec les pèlerins. Des hôtels, hôpitaux, lieux d'hébergement étaient alors prévus pour accueillir, soutenir et réconforter les pèlerins dans leur longue marche vers saint Jacques de Compostelle.


    <o:p></o:p>

    Le premier pèlerinage étranger connu est celui de Gottskalk, un évêque du Puy France. Ainsi, Gotescalc, évêque du Puy-en-Velay,se rend à cheval à Compostelle en 951. Il est bientôt suivi par l’abbé du monastère catalan de Sainte-Cécile de Montserrat, par le comte de Rouergue, Raymond II, et par l’archevêque de Reims, Hugues de Vermandois<o:p></o:p>

    Au 12e siècle de grandes foules de pèlerins se déplaçaient vers Compostelle. Le Codex Calixtinus, mentionne une légende de Charlemagne. Dans un rêve, il lui avait été indiqué qu’il fallait suivre la voie lactée pour aller à la tombe de Jacques à Compostelle. Des célébrités médiévales, St. François d’Assise et Ste. Brigitte de Suède ont aussi été à Santiago en pèlerinage. Les pèlerins par dévotion pure. Un des exemples les plus célèbre est celui de sainte Brigitte de Suède, mère de 8 enfants. En 1341, Brigitte avait 38 ans, elle entreprit le pèlerinage de saint Jacques avec son mari Ulf Gunmarson; ils passèrent par la sainte Baume et s'embarquèrent à Marseille pour débarquer ensuite sur la côte espagnole. Elle est l'ancêtre du roi Gustave Vasa. <o:p></o:p>

     En 997 les Sarrasins, avec à leur tête Al Mançour, s'emparent de Compostelle et incendient le sanctuaire. Mais dès 1002, le roi de Navarre, Sanche le Fort, donne le signal de la reconquête. Il fallait des fonds pour reconquérir l’Espagne et saint Jacques est devenu le patron et l’emblème même de cette croisade. <o:p></o:p>

    Vers 1161, est créé l’ordre de Santiago, qui associe l’idéal chevaleresque et le culte du Saint. Au fil des siècles, le culte de Saint-Jacques ne cesse de se développer en Espagne. Au cours du Moyen- Age, la vénération s’étend à l’ensemble de la chrétienté. Pèlerinage régional au IXe siècle, St-Jacques voit son développement freiné au Xe siècle par l’insécurité des routes à cause des raids musulmans ; mais la reconquête aux XIe et XIIe siècles permit une rapide expansion qui draina d’immenses foules vers Compostelle. <o:p></o:p>

    Au début du XIe siècle arrivèrent les Flamands et les Allemands. À la fin du siècle, grâce à un immense travail collectif auquel participa l’Occident tout entier, hommes d’Église et laïcs, âmes charitables, marchands, dévots et politiques, le pèlerinage était bien lancé et Compostelle était en passe d’occuper dans la chrétienté la place tenue par La Mecque dans le monde islamique.<o:p></o:p>

    L'origine du mot Compostelle n'est pas établie avec certitude : Certains pensent que le mot provient de la déformation du latin "compostum" (signifiant cimetière/séjour après la mort) en rapport avec le lieu où fut enterré l'apôtre ; D’autres pensent plutôt que Compostelle est la contraction de "campus stellae" (le champ de l'étoile) dont parlent les écrits du Moyen-Âge pour raconter la légende selon laquelle ce fut en suivant la lumière surnaturelle d'une étoile que l'ermite Pelayo et des bergers de la région découvrirent la tombe de Saint-Jacques.<o:p></o:p>

    Dès le IXe siècle, l'apôtre devint l'emblème de la "Reconquista" (Reconquête) de l'Espagne catholique contre les occupants arabes (invasion de la péninsule ibérique en 711, mais la ville de Saint-Jacques ne fut pas touchée par la conquête musulmane et la reconquête s'organisa autour de la Galice, des Asturies et de la Catalogne.) De nombreuses légendes font part d'apparitions du Saint-Patron sur les champs de bataille. En 884à la bataille de Clavijo (près de Logroño) Ramiro Ier vainquit les troupes arabes, Selon la légende, un chevalier vêtu de blanc apparut au milieu des soldats espagnols : il montait un destrier blanc, portait un étendard blanc à croix rouge, et, encourageant les troupes chrétiennes, permit de remporter la victoire. Tous reconnurent en lui Saint-Jacques, le "Santiago Matamoros." (Saint-Jacques Tueur de Maures) Mais la ville de Compostelle ne fut pas à l'abri des attaques arabes : devant l'importance que prenait le culte de l'apôtre, le chef de guerre Almanzor (le Victorieux), véritable dictateur au génie guerrier, détruisit et incendia Compostelle, profanant le sanctuaire et remmenant les cloches de la ville à Cordoue, capitale du grand califat.<o:p></o:p>

    En 1078 débuta la reconstruction du sanctuaire qui servait aussi de cathédrale à l'évêché : superbe édifice roman en granite, la cathédrale allait être parée et enrichie entre les XVIème et XVIIIème siècle, mélangeant ainsi les éléments du gothique et de la Renaissance, sans oublier le baroque. La tombe du Saint est située dans la crypte placée sous l'autel supérieur.<o:p></o:p>

    La dislocation du califat de Cordoue au début du XIe siècle modifia l’équilibre des forces dans la péninsule ibérique. C'est à cette époque que l’Espagne chrétienne, jusque-là presque en marge de la chrétienté occidentale, s’ouvrit à son influence. Appelés par les souverains qui leur confiaient la réforme des monastères et leur offraient de nombreux sièges épiscopaux, les moines de Cluny contribuèrent à nouer des relations entre les monarchies hispaniques et les grandes dynasties féodales françaises. (Comtes de Toulouse, ducs de Bourgogne) Le pèlerinage de Compostelle, qui connut aux XIe et XIIe siècles son grand essor, multiplia les contacts entre l’Espagne et l’Europe. Sur le "chemin français" qui menait en Galice circulèrent des hommes, des marchandises, des idées, des formes d’art ; par les "ports" pyrénéens passèrent barons et chevaliers qui venaient apporter leur appui à la lutte contre l’Infidèle ; des ordres religieux et militaires (Calatrava, Saint-Jacques, Alcantara) se créèrent sur le modèle des milices monastiques (Templiers, Hospitaliers) qui combattaient en Terre sainte.<o:p></o:p>

    Cependant, le pèlerinage vers Compostelle allait peu à peu tomber dans l'oubli à partir du XIVème siècle : la Reconquête étant presque terminée, la guerre de Cent Ans, puis les guerres de Religion, détournèrent les chrétiens du Chemin de Compostelle, trop occupés qu'ils étaient à lutter pour tenter de conserver le pouvoir en Europe. Les ordres militaires qui avaient pour mission de protéger les pèlerins, devenus trop puissants, représentèrent alors une menace pour les Rois Catholiques qui furent obligés d'intervenir et de les dissoudre.<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Les Chemins de Saint-Jacques<o:p></o:p>

    " Par esprit d'oraison, de la région d'Aquitaine, contraint à la dévotion, je marchais, pressé, vers l'extrême de la Galice pour implorer humblement la miséricorde divine et la privauté de l'apôtre Jacques" (Prologue à "De Virginitate Mariae", Xème siècle).<o:p></o:p>

    <v:shape id="_x0000_i1040" style="width: 48pt; height: 79.5pt;" type="#_x0000_t75"></v:shape> Certains textes font mention de rites et de pèlerinages vers la "Finis Terrae" antérieurs au culte de l'apôtre. Mais à partir du XIème siècle, Saint-Jacques-de-Compostelle devint un haut-lieu de pèlerinage de l'Église catholique, le troisième après Rome et Jérusalem. En effet, le premier millénaire du christianisme connut trois routes sacrées, qui valaient une série de bénédictions et d'indulgences à quiconque parcourait l'une d'elles. La première menait au tombeau de saint Pierre, à Rome. Son symbole était une croix. On appelait "romées", "romieux" ou "roumieux" ceux qui la parcouraient. La deuxième conduisait au Saint-Sépulcre du Christ, à Jérusalem, et ceux qui la suivaient étaient appelés "paumiers" ou "paulmiers", car elle avait pour symbole les palmes qui saluèrent le Christ quand il entra dans la ville. Enfin, le troisième chemin menait jusqu'aux reliques de l'apôtre saint Jacques. On donna le nom de "jacquots", "jacotes", "jacquets" ou "jacquaires" à ceux qui parcouraient cette troisième route sacrée et ils prirent pour symbole une coquille. Mais il ne faut pas les confondre avec les "coquillards" qui usurpent sans scrupule l'état de pèlerin pour se mêler à la foule et perpétrer leurs sombres besognes. Le mot "pèlerin", quant à lui, vient du latin "peregrinus" dérivant de "per agrare", signifiant "parcourir, aller loin", mais aussi "étranger, exilé, voyageur".<o:p></o:p>

    Ainsi, de 200 000 à 500 000 "jacquets"  venus à pied de toute l'Europe occidentale chrétienne se rendirent chaque année sur la tombe de l'apôtre Saint-Jacques (ce qui représente près de 1 000 pèlerins par jour pendant la période printanière) : les restes du Saint furent immédiatement l'objet de la vénération populaire. Les motivations des pèlerins étaient cependant différentes : par Foi, pour rendre hommage à l'apôtre Jacques qui fut un proche du Christ, pour le remercier d'une grâce ou pour l'obtenir, pour se purifier ou pour faire pénitence, etc. D'autres pèlerins marchèrent par procuration, envoyés à la demande d'un puissant qui financait l'entreprise pour son propre salut. Des criminels se voyaient condamnés au pèlerinage pour purger leur peine. Et puis il y avait les opportunistes qui fréquentaient le Chemin pour faire prospérer leur commerce ou leur gloire personnelle, ou encore les aventuriers à la recherche d'exotisme et de sensations fortes.<o:p></o:p>

    Le pèlerinage, qui durait plusieurs mois, était un véritable périple : le texte du XIIème siècle intitulé le "Guide du pèlerin de Saint-Jacques de Compostelle", écrit par Aymery Picaud (moine français du prieuré Saint-Pierre de Parthenay-le-Vieux qui fit le pèlerinage en 1123), en dit long sur l’interminable route. Cet ouvrage présente les quatre chemins principaux qui traversaient la France (Paris, Vézelay, Le Puy et Arles) et se rejoignaient à la frontière espagnole pour n'en former qu'un jusqu'à Compostelle, le "camino francés". Picaud y décrit les régions traversées, leurs habitants, leurs coutumes, le climat et les curiosités à y voir, sans oublier les lieux saints que le pèlerin se devait de visiter sur sa route. Il localise également de manière relativement précise les zones dangereuses à traverser qui sont assez nombreuses, mais dont la plus chargé d’appréhension et d’angoisse reste celle des landes de  Gascogne, désert d’hommes et terre traîtresse où le sol se dérobe sous les pieds du pèlerin.<o:p></o:p>

    En fait, Picaud écrivit sur son pèlerinage cinq livres qui furent présentés comme l’œuvre du pape Calixte II, et connus plus tard sous l'appellation de "Codex Calixtinus". - Le Codex Calixtinus, ou Livre de saint Jacques, comprend cinq parties ou livres: <o:p></o:p>

    - Livre I, anthologie de pièces liturgiques en l'honneur de saint Jacques: recueil de sermons, d'offices et d'hymnes en l'honneur de l'apôtre, <o:p></o:p>

    - Livre II, livre des Miracles. Composé vraisemblablement vers 1130, à Jérusalem d'abord, puis à Cluny et enfin complété par Aymeri Picaud qui l'aurait apporté à Compostelle. Récit de vingt et un miracles dont celui du pendu-dépendu. <o:p></o:p>

    - Livre III, livre de la Translation. Relation de l'arrivée et de l'inhumation miraculeuse de saint Jacques en Galice. <o:p></o:p>

    - Livre IV, histoire de Charlemagne et de Roland (pseudo Turpin). Peut être considéré comme le texte fondateur de la geste compostellanne. Il raconte l'histoire de Charlemagne, de Roland et des chevaliers français partis, au nom de saint Jacques, délivrer l'Espagne; la chronique s'achève par la défaite de Roncevaux. En 1274 le pseudo Turpin fut inclus, à la demande de saint Louis, dans l'histoire officielle de la France (chroniques de saint Denis). Si historiquement il est établi que Charlemagne se rendit bien en Espagne, il ne dépassa cependant pas l'Ebre, très loin par conséquent de Compostelle. <o:p></o:p>

    - Livre V, guide du pèlerin. Ce guide fut probablement inconnu en France puisque les seuls manuscrits retrouvés jusqu'à maintenant l'ont été à l'étranger. L'auteur est sans doute un Français, peut être Aymeri Picaud. <o:p></o:p>

    C'est dans le livre V du "Codex Calixtinus", "Liber Sancti Jacobi", que le moine énumère les marques naturelles, les fontaines, les hospices, les abris et les villes qui se trouvent le long du chemin. Se fondant sur les commentaires de Picaud, une société, "les Amis de Saint-Jacques", s'est chargée de conserver jusqu'à nos jours ces marques naturelles et d'orienter les pèlerins. Ainsi, la route suivie aujourd'hui par les pèlerins est identique au chemin qu'ont parcouru au Moyen-Âge Charlemagne, François d'Assise ou Isabelle de Castille.<o:p></o:p>

    « Chronique de la passion des chemins, pareil document atteste de l’héroïcité vécue et à vivre de l’exploit pèlerin. Rien d’étonnant dès lors que, sur ces chemins de Saint-Jacques, ait flotté une atmosphère épique, reprise et transformée au gré de l’imaginaire social par les chansons de geste – ces dramatiques insignes, à la fois émerveillement et appel, justice aussi, à travers la geste des grands, des humbles qui, eux aussi, ont affronté ou affronteront l’immense et purifiante aventure. Rien d’étonnant non plus, dans la passion d’aujourd’hui, tenace et envoûtante, de retrouver les routes anciennes des grands pèlerinages, tout particulièrement celles de Compostelle : c’est, dans l’espace homogène, celui de notre temps, décompté au nombre de "bornes", la quête d’une trace d’une autre densité, cet effluve sacral que les siècles et les hommes ont, à longueur de chemin, exhalé et qui ne saurait disparaître. » (source Universalis.)<o:p></o:p>

    Les fidèles marchant vers Saint-Jacques-de-Compostelle, où "jacquaires", étaient munis de documents certifiant l'authenticité de leur statut ("credencial"), et portaient les signes distinctifs du pèlerin : le large chapeau, la pèlerine (large cape), le bourdon (grand bâton), la musette (sac) et la calebasse (gourde), sans oublier la coquille Saint-Jacques. Pour faciliter leur voyage, les bénédictins de Cluny, mais aussi les Templiers, les Hospitaliers, ou encore l'ordre de Saint-Jacques-de-l'Epée, prêtaient de l'argent, assuraient la sécurité des chemins, logeaient et soignaient les pèlerins.<o:p></o:p>

    Le pèlerinage a engendré, dès le début, une extraordinaire vitalité spirituelle, culturelle et économique : création de ville et de villages, de voies commerciales, de chemins, de ponts, d'églises et de cathédrales. Les pèlerinages vers Compostelle ont également permis de véhiculer les différents courants culturels de l'Europe occidentale du Moyen-Âge vers la péninsule ibérique et, en sens inverse, ont fait connaître la culture espagnole au-delà de ses frontières. Le "camino" a été l'axe autour duquel s'est articulé la première conscience européenne.<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Le pèlerinage prenait chaque jour de l'ampleur, et les fidèles étaient de plus en plus nombreux à partir sur les chemins pour se rendre sur la tombe de l'apôtre. Cet immense ferveur populaire créa un engouement sans précédent dans l'Europe chrétienne. <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    « Quand nous partîmes de France
    En grand désir
    Nous avons quitté père et mère
    Tristes et marris
    Au cœur avions si grand désir
    D'aller à Saint-Jacques
    Avons quitté tous nos plaisirs
    Pour faire ce voyage.  »
    (La grande chanson) <o:p></o:p>

    « Des choses nécessaires
    Il faut être garni,
    A l'exemple des Pères
    N'être pas défourni
    De bourdon, de mallette,
    Aussi d'un grand chapeau,
    Et contre la tempête,
    Avoir un bon manteau.
    Ma calebasse est ma compagne
    Mon bourdon, mon compagnon,
    La taverne m'y gouverne
    L'hôpital, c'est ma maison. »
    (Chanson du Devoir des Pèlerins)<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>


      <o:p></o:p>

                Les pèlerins ne portent pas, à l’origine, de vêtements caractéristiques. Mais petit à petit, le costume va se fixer et devenir le signe distinctif du jacquet, lui servir de "sauf-conduit", lui donner droit à la charité des hospices et des fidèles. <o:p></o:p>

    Le pèlerin est vêtu d’une robe, que l’on appelle aussi une cotte, serrée à la taille. Par-dessus, il a un surcot avec un capuchon, ouvert devant. Au XVe siècle, le collet du chaperon s’élargit et devient une sorte de cape, la pèlerine. Les hommes portent un chapeau de feutre à larges bords qui protégeait à la fois du soleil et de la pluie, les femmes une guimpe. Ils sont chaussés de sandales ou de brodequins mais certains (ou beaucoup ?) vont pieds nus. <o:p></o:p>

    Les deux accessoires essentiels sont la besace, sorte de sacoche de cuir qui se porte en sautoir (l’écharpe). L’autre accessoire est le bourdon, gros bâton de 2 mètres de haut environ. Au-dessus de l’endroit de la prise en main, il y a un ou deux renflements où est attachée la gourde, sorte de courge évidée et séchée, nommée aussi calebasse, dans laquelle les pèlerins mettent en réserve les rations supplémentaires de vin fournies par certains hôpitaux. On s’appuie sur le bâton quand on est fatigué mais il peut éventuellement servir à se défendre si l’on est attaqué, soit par des hommes, soit par des animaux.<o:p></o:p>

    Les étapes importantes du chemin sont :<o:p></o:p>

    - Ostabat (Pays basque français) : c'est là que se rejoignaient trois des chemins traversant la France (ceux de Paris, Vézelay, et Le Puy). La première étape vers les Pyrénées conduisait vers le Port de Cize, en un lieu appelé Croix de Charles. Là, au sommet du col d'Ibaneta, une croix marquait la limite entre la Haute Navarre et la Basse Navarre, la fin de l'Aquitaine, la limite du Valcarlos, la limite entre le diocèse de Bayonne et de Pampelune. De plus, selon la légende, Charlemagne, qui pénétra vers l'Espagne par le Pied de Cize et en sortit par Valcarlos, choisit ce lieu pour prière et s'agenouilla avec ses soldats en se tournant vers Saint-Jacques. A son imitation, tous les pélerins, au lieu dit Croix de Charles, ont fait et font encore ce geste et le "Guide" va jusqu'à compter 1000 croix à cet endroit-là.<o:p></o:p>

    - Roncevaux (Roncesvalles, Navarre) : c'est là qu'en 778 lutta Roland, "comte de la marche de Bretagne", armé de son épée Durendal et sonnant en vain de l'olifant pour alerter le gros de l'armée de Charlemagne du guet-apens vascon (basques), avant de céder sous la charge des assaillants. Cet événement fut repris trois siècles plus tard dans la fameuse chanson de geste : la "Chanson de Roland". Transformés et embellis, les faits réels devinrent épopée où l'expédition de Charlemagne en Espagne se changea en croisade de sept ans, et où l'embuscade des montagnards devint l'attaque de 400 000 cavaliers sarrasins dont le triomphe était dû à une trahison. Dans cette Chanson, Charlemagne venge son neveu Roland en écrasant les Sarrasins et  punit le traître Ganelon. L'oeuvre rencontra un important succès auprès des pèlerins marchant vers Compostelle qui ne manquaient pas de rendre hommage à ces soldats de Dieu, symboles d'honneur et de piété. Passage obligé du Chemin (val et col de Roncevaux), le village était à l'apogée du pèlerinage le plus puissant monastère de la région. Il présente encore de superbes édifices romans, comme la chapelle du Saint-Esprit.<o:p></o:p>

    "Roland frappe contre une pierre bise, plus en abat que je ne vous sais dire. L'épée grince, mais elle n'éclate ni ne se brise; vers le ciel elle rebondit. Quand le comte voit qu'il ne la brisera pas, très doucement, il la plaint en lui-même : « Ah ! Durendal, comme tu es belle et sainte ! Dans ton pommeau doré, il y a beaucoup de reliques : une dent de saint Pierre, du sang de saint Basile et des cheveux de Monseigneur saint Denis, et du vêtement de sainte Marie. Il n'est pas juste que des païens te possèdent : c'est par des chrétiens que vous devez être servie. Ne vous ait homme atteint de couardise ! Par vous, j'aurai conquis tant de vastes terres...»" ("La Chanson de Roland", CLXXIII).<o:p></o:p>

    -Pampelune (Pamplona, Navarre) : la ville, peut-être fondée par Pompée sous le nom de Pompaelo, fut occupée par les Maures en 738 puis reprise par les Basques en 750. Elle devint ensuite la capitale du royaume de Navarre et lutta sans cesse contre les Maures, mais aussi parfois les royaumes de Castille et d'Aragon, tous cherchant à s'agrandir à ses dépends. La ville possède encore aujourd'hui de nombreux monuments. <o:p></o:p>

    -Puente la Reina (Navarre) : C'est là que se réunissaient les deux grandes routes du pèlerinage vers Compostelle traversant les Pyrénées, l'une passant par le col de Roncevaux (celle de Saint-Jean-Pied-de-Port), l'autre part le col du Somport. (celle d'Arles) La voie devenait alors unique et franchissait le río Arga sur le pont médiéval dit "de la Reine" qui a donné son nom au village. A l'entrée de la localité se trouve l'église du Crucifix qui faisait partie d'un hôpital de pèlerins ; l'église de Santiago a quant à elle conservé un portail du XIIème siècle.<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    - Saint-Jacques-de-Compostelle (Santiago-de-Compostela). <o:p></o:p>

    Arrivé au terme de son voyage, le pèlerin laisse éclater sa joie au cri de " Santiago " et " Montjoie " ". Il se hâte vers la basilique où l'attendent saint Jacques et le Christ en gloire. Il visite les reliques du saint, puis se confesse pour recevoir le document témoignant de son passage à Compostelle, la Compostela.<o:p></o:p>

    Quand nous fûmes à Saint-Jacques
    Grâce à Dieu
    Nous entrâmes dedans l'église
    Pour prier Dieu
    Aussi ce glorieux martyr
    Monsieur saint Jacques
    Qu'au pays puissions retourner
    Et faire bon voyage.<o:p></o:p>

    Extrait de la Grande Chanson des Pèlerins de Compostelle.<o:p></o:p>

    « C'est la fin du périple (Des hordes de pèlerins se ruaient à l'intérieur de la cathédrale : on parlait à voix haute, on chantait, on dormait, on faisait du commerce. Au XIIème siècle, l'église était la maison de tous. L'exubérance dans la piété ne connaissait pas non plus de limites : on se repentait sans baisser le ton, on confessait ses fautes en criant sa prière, les pèlerins circulaient en vagues anarchiques et déchaînées, certains sanglotant d'émotion, d'autres se jetant à terre pour implorer le Saint ou hurler leur requête. Le premier arrivé au sommet était dit « le roi » du pèlerinage, et le nom lui restait, à lui et à ses descendants. » <o:p></o:p>

    Après Compostelle, certains pèlerins poursuivaient leur voyage vers l'ancienne Iria Flavia (actuelle Padrón) où, selon la légende, la barque contenant la dépouille de l'Apôtre accosta en Galice. Ils se dirigeaient ensuite vers le Nord-Ouest, jusqu'aux mystérieux confins occidentaux du monde connu, les "Finis Terrae". Là, à la fin de la Terre, ils accomplissaient devant le soleil se couchant sur l'Océan un dernier geste symbolique : ils brûlaient leurs vêtements en signe de purification.  Puis, se rendant au bord de la mer, ils ramassaient fièrement la coquille Saint-Jacques qu'ils porteraient avec dignité jusqu'au sol natal, pour témoigner matériellement de leur extraordinaire aventure humaine et spirituelle. <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Saint-Jacques-de-Compostelle aujourd'hui.<o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    De nos jours, Compostelle compte environ 90 000 habitants. Elle est la capitale de la Communauté autonome de Galice (région située au Nord-Ouest de l'Espagne), dans la province de La Corogne. La ville est le siège d'un évêché et représente l'une des principales métropoles religieuses du pays. La ville conserve la plupart des édifices du Moyen-Âge, dont la célèbre cathédrale romane qui renferme le tombeau et les reliques de l'apôtre, et l'université de Saint-Jacques-de-Compostelle, fondée en 1532, qui est l'une des plus vieilles d'Espagne. Le Conseil de l'Europe a défini le chemin de Saint-Jacques comme le premier itinéraire culturel européen et l'UNESCO a déclaré la ville patrimoine culturel de l'humanité<o:p></o:p>

    L'année 1999 est une année sainte (ou jubilé) car la fête de  Saint-Jacques (25 juillet) tombe un dimanche. Cette tradition fut instituée par le pape Calixte II au XIIème siècle. La ville va être le théâtre d'une grande fête qui marquera la 118ème et dernière année sainte du millénaire. A l'occasion de ces célébrations, on ressortira le "Botafumeiro", encensoir géant balancé du sommet de la tour-lanterne au centre de la cathédrale par un groupe de huit hommes, les "tiraboleiros". Symbolisant la purification spirituelle, cette pratique du XIII ou XIVème siècle fut un motif d'admiration et d'étonnement pour les pèlerins.<o:p></o:p>

    En ce qui concerne les chemins vers Compostelle, ils sortent peu à peu du sommeil de ces derniers siècles et les marcheurs de toutes les nationalités se réapproprient les sentiers du "camino" (marqués par des points jaunes). Acte de foi, retour à la nature, nostalgie d'un passé authentique ou quête personnelle : les raisons sont nombreuses mais la destination reste la même.<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Les jeunes d’Europe en marche vers le troisième millénaire chrétien<o:p></o:p>

    Homélie du Cardinal  Sodano, secrétaire d'état de sa sainteté et légat pontifical,
    à la messe de clôture  de la rencontre européenne des jeunes <o:p></o:p>

    (Saint-Jacques de Compostelle, 8 août 1999)<o:p></o:p>

    Frères et Sœurs,
    chers jeunes d'Europe,<o:p></o:p>

    La foi chrétienne nous a guidés, comme une étoile lumineuse, jusqu'à cette place, témoin de mille ans de pèlerinage vers la tombe de l'Apôtre saint Jacques et sommet bienheureux du séculaire “chemin de saint Jacques”, qui a constitué un élément important pour le rapprochement des peuples d'Europe, si divers, et leur compréhension mutuelle.<o:p></o:p>

    Aujourd'hui, nous rendons grâce à Dieu pour le chemin que vous-mêmes avez parcouru durant ces jours ou ces semaines, et pour ce que vous avez partagé en marchant vers cette ville de Compostelle, berceau spirituel de l'Europe et symbole de son unité. Nous rendons grâce aussi pour les inoubliables expériences d'accueil fraternel, de dialogue constructif et de communion ecclésiale vécue pendant ces journées de Rencontre européenne des Jeunes. Ce furent des journées de paix et de réconciliation, d'amitié et de solidarité. Ce fut un temps de grâce, un authentique “jubilé” qui ne doit pas s'achever avec la clôture de cette rencontre, mais est appelé à se répandre sur les routes, dans les villes et les nations de l'Europe, en apportant lumière et espérance dans la vie, dans le travail et dans la culture des hommes et des femmes du continent.<o:p></o:p>

    1. Le salut du Pape<o:p></o:p>

    En cette occasion solennelle, je suis heureux d'adresser un salut très cordial à tous ceux qui sont ici présents. Au nom du Pape Jean-Paul II, et en mon nom personnel, je salue Monseigneur Julián Barrio Barrio, Pasteur de l'archidiocèse de Santiago qui accueille cette Rencontre européenne des Jeunes. À travers lui, je remercie les membres de l'Église de Compostelle pour tous les efforts déployés afin de faciliter cette rencontre. Je salue aussi les Cardinaux et les Évêques concélébrants, qui sont venus jusqu'à Santiago en accompagnant les jeunes de leurs diocèses. Je salue cordialement les prêtres, les religieux, les religieuses et tous les responsables de la pastorale de la jeunesse. Je suis heureux, également, de remercier Son Altesse royale Don Felipe de Bourbon, Prince des Asturies, pour sa présence ici, ainsi que les autres Autorités civiles qui ont voulu venir, et je leur exprime ma reconnaissance pour leur généreuse collaboration.<o:p></o:p>

    De manière toute particulière, je m'adresse à vous, jeunes des divers peuples d'Europe: latins et germains, celtes et anglo-saxons, nordiques et slaves. Je m'adresse à vous qui êtes l'espérance de l'Église et de la société de ce vieux continent qui nous est cher.<o:p></o:p>

    Pour chacun d'entre vous, je suis porteur du salut et de l'affection du Pape Jean-Paul II, qui, par mon entremise, vous renouvelle son estime et la grande confiance qu'il a en vous. Le Saint-Père attend beaucoup de votre engagement chrétien et de votre témoignage courageux. Aux portes du grand Jubilé de l'an 2000, moment crucial que nous nous apprêtons à vivre, vous êtes la génération appelée à agir sur les premières décennies du nouveau millénaire. C'est une grande responsabilité. Souvenez-vous de ce que le Saint-Père vous disait dans le message que vous avons écouté hier durant la veillée: «Chers jeunes, ne décevez pas le Christ, Lui qui, plein d'amour, vous appelle à le suivre... Prenez en main le bourdon du pèlerin qui est la Parole de Dieu, et allez par les chemins de l'Europe annonçant avec audace la Bonne Nouvelle du Christ». Le Pape vous invite à être les nouveaux apôtres du Seigneur pour construire «une Europe unie, qui aime la paix, fidèle à ses racines chrétiennes et aux vraies valeurs..., une Europe qui puisse encore éclairer la civilisation et stimuler le progrès de l'ensemble du monde.»<o:p></o:p>

    2. Le message toujours actuel du Christ<o:p></o:p>

    Dans l'Évangile que nous venons d'entendre, Jésus s'approche des disciples en marchant sur les eaux et leur dit: “Confiance, c'est moi, n'ayez pas peur!” (Mt 14,27). Aujourd'hui encore, Jésus s'adresse à vous, jeunes d'Europe, et il vous dit : N'ayez pas peur! Même si les vagues de l'égoïsme agitent avec violence la barque commune de l'Europe et si les vents de ce qu'on appelle la culture de la mort planent au-dessus de vous... , ayez courage, ne doutez pas!: le Christ, Maître du temps et de l'histoire, est toujours avec vous, prêt à tendre la main et à vous saisir, comme il le fit avec l'Apôtre Pierre, quand l'insécurité, le doute ou la crainte menacent de noyer votre enthousiasme et votre optimisme juvénile. Vous aussi vous pouvez marcher sur les eaux sans vous enfoncer si vous gardez votre regard fixé sur Celui qui vous appelle par votre nom et qui vous dit: “Viens”. Dans les moments de difficulté, souvenez-vous toujours de ce passage de l'Évangile. N'oubliez pas qu'après la tempête vient le calme, que la douleur et l'épreuve acceptées dans la confiance en Dieu ouvrent sur une joie sereine, une liberté mûrie, sur la proclamation joyeuse que Jésus est le Maître de notre vie, l'ami fidèle, le sauveur proche et fraternel, Celui qui donne la vie et l'espérance. N'ayez pas honte de vous prosterner devant lui - comme le firent les disciples dans la barque quand il apaisa le vent - et de lui dire: “Vraiment, tu es le Fils de Dieu”.<o:p></o:p>

    3. Un appel à l'action<o:p></o:p>

    Chers jeunes, nous avons entendu, dans la première lecture, les paroles que Dieu adressa au prophète Élie: “Sors dans la montagne et tiens-toi devant le Seigneur car il va passer” (1 R 19, 11) Il y eut d'abord un grand ouragan, mais le Seigneur n'y était pas. Il y eut ensuite un tremblement de terre, et après un feu, mais le Seigneur n'y était pas non plus. Puis se fit entendre le murmure d'une brise légère et Élie se couvrit le visage, parce qu'il savait que c'était le Seigneur qui passait. Aujourd'hui, sur ce Monte del Gozo, le Seigneur passe aussi au milieu de nous et nous convoque tous, surtout vous les jeunes, à la tâche magnifique de la construction de l'Europe du troisième millénaire, en l'appuyant sur les grandes valeurs que le Pape Jean-Paul II a toujours indiquées à l'occasion de ses rencontres avec la jeunesse : La vie, l'amour, la solidarité.<o:p></o:p>

    Rappelez-vous l'expérience d'Élie: le Seigneur passe dans le murmure. Ne succombez donc pas à la tentation du bruit, de la force ou de la guerre. Comme le disait le Saint-Père aux jeunes d'Europe rassemblés à Lorette: «Repoussez les idéologies bornées et violentes; tenez-vous éloignés de toute forme de nationalisme exacerbé et d'intolérance. À vous est confiée la mission d'ouvrir de nouvelles voies de fraternité entre les peuples, pour construire une unique famille humaine, en approfondissant la loi de réciprocité de donner et de recevoir, du don de soi et de l'accueil des autres. « (Message pendant la veillée, 9 septembre 1995, n. 3.) »<o:p></o:p>

    4. Pour une Europe spirituelle.<o:p></o:p>

    L'Église et l'Europe sont deux réalités intimement unies dans leur être et leur destin. Ensemble, elles ont parcouru des siècles, et elles demeurent marquées par la même histoire. En se rencontrant, elles se sont enrichies mutuellement de valeurs qui, non seulement sont l'âme de la civilisation européenne, mais sont aussi partie intégrante du patrimoine de toute l'humanité. C'est pourquoi l'Europe ne peut pas abandonner le christianisme comme compagnon de voyage vers l'avenir, tout comme un voyageur ne peut abandonner ses raisons de vivre et aller de l'avant sans tomber dans une crise dramatique. Le Pape l'a souligné en de nombreuses occasions: les crises de l'homme européen sont les crises du chrétien, et les crises de la culture européenne sont les crises de la culture chrétienne.<o:p></o:p>

    Jeunes d'Europe, tel est le défi qui vous est proposé! Vous devez communiquer en Europe d'aujourd'hui l'espérance qui vous habite. Il ne s'agit pas, évidemment, de créer une Europe parallèle à celle qui existe, mais de faire découvrir en Europe que son âme et son identité sont profondément enracinées dans le christianisme, et lui donner ainsi la clé d'interprétation de sa propre vocation dans le monde.<o:p></o:p>

    L'unité de l'Europe sera durable et profitable si elle s'appuie sur les valeurs humaines et chrétiennes qui ont façonné son âme, telles que la dignité de la personne humaine, le profond sentiment de justice et de liberté, l'ardeur au travail, l'esprit d'initiative, l'amour de la famille, le respect de la vie, la tolérance et le désir de coopération et de paix. C'est sur ces valeurs que vous, jeunes européens de l'an 2000, devez construire cette réalité que le Pape a définie comme la “grande communauté européenne de l'Esprit” (Discours au Parlement polonais, 11 juin 1999, n. 6), c'est-à-dire l'Europe unie du troisième millénaire.<o:p></o:p>

    5. Avec la présence maternelle de Marie<o:p></o:p>

    Chers amis, rassemblés ici depuis les régions les plus diverses du continent, en terminant, je veux invoquer le nom de Marie, celle que, d'une certaine manière, nous pouvons appeler “Mère et Reine de l'Europe”. Soyez bien conscients que le grand événement de l'Incarnation du Verbe et de la Rédemption du monde, que l'Église universelle s'apprête à célébrer par le Jubilé de l'an 2000, ne fut possible que par le consentement de Marie à l'annonce de l'ange: “Voici la servante du Seigneur; que tout se passe pour moi selon ta parole”. À aucun moment de l'histoire humaine, le oui d'une créature humaine à Dieu n'a eu autant de conséquences qu'à ce moment-là. C'est pourquoi je vous invite, jeunes de toute l'Europe, à l'accueillir, aujourd'hui et pour toujours, dans votre vie, tout comme elle-même reçut dans son sein voilà vingt siècles l'Auteur de la vie. Permettez à Marie de marcher à vos côtés en ces années de votre jeunesse qui coïncident avec l'avènement du nouveau millénaire.<o:p></o:p>

    Je recommande les fruits de cette rencontre à la Vierge Marie, fille de prédilection de Dieu le Père, femme parfaite, modèle du service et de la joie. Elle qui a cheminé dans la foi, qu'elle accompagne vos pas sur les chemins de la foi et qu'un jour, à la fin de votre vie, elle vous accueille au ciel avec le même geste souriant avec lequel elle vous a accueillis à votre arrivée au portique de la Gloire de la Cathédrale de Compostelle! Puissiez-vous, avec son aide et par la puissante intercession de l'Apôtre saint Jacques, édifier l'Europe de l'espérance!<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Représentation de l’apôtre Jacques.  <o:p></o:p>

    Coquille; clé; bâton de pèlerin ; Epée ,vieil homme portant un chapeau orné d’une coquille ; Un homme avec des coquilles autour de lui ; Pèlerin avec un bâton. <o:p></o:p>

    Le symbole du pèlerinage est la coquille ; les jacquets les ramassaient sur les plages de Galice et les ramenaient chez eux, comme preuve de l’accomplissement d’un vœu et comme souvenir. Mais ils pouvaient aussi en acheter à Compostelle sur le parvis de la cathédrale… De plus en plus, les pèlerins la portent fixée au chapeau ou à la cape. Elle est également sculptée sur la plupart des statues de l’apôtre pour le rendre reconnaissable. 
    Pourquoi la coquille ? On ne le sait pas exactement : dans l’Antiquité, les coquillages au sens large étaient des symboles d’amour et étaient censés protéger de la sorcellerie, du mauvais sort, de toutes sortes de maladies. Mais y a-t-il un symbole chrétien ? 
    Selon une légende, un prince, précipité dans les flots par un cheval emballé, en aurait été retiré par Saint-Jacques et en serait sorti, couvert de coquilles, qui depuis, portent son nom. <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Patronages. <o:p></o:p>

    Apothicaires ; Arthrites, Chili,  Guatemala, chevaliers; Nicaragua, pharmaciens, pèlerins.   <o:p></o:p>

    Saint Jacques est prié dans les combats, dans les guerres chrétiennes, contre les infidèles, pour les récoltes, contre les rhumatismes et sciatiques, contre les vers à soie. Il est aussi le patron des laboureurs, des meuniers. <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Portraits de saint Jacques.<o:p></o:p>

    Avant le 12e siècle, Saint Jacques était figuré avec une certaine ressemblasse au Christ. Il a une barbe non touffue et les cheveux descendant de chaque côté. A partir du 13e siècle il était montré comme un pèlerin de Compostelle. Il porte un long bâton avec une gourde d’eau la cape longue et la coquille placée sur son chapeau.                                                                           On le montre aussi conquérant des Maures, en habit de pèlerin, monté sur un cheval blanc et portant une bannière blanche Parfois aussi avec une armure un peu comme un chevalier, écrasant les infidèles.                                   <o:p></o:p>

    Saint Jacques dépeint comme saint patron est assis et tient un livre d’Evangile de sa main gauche et de sa main droite indique le ciel.<o:p></o:p>

    Avec le prophète Haggai et les mots ‘Credo in Spiritu Sanctu’; Une sculpture du 13e siècle à Chartres montre saint Jacques avec la massue du foulon. (ouvrier fabriquant le feutre) <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Fête.<o:p></o:p>

    Le 25 Juillet. <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Martyr de saint Jacques.<o:p></o:p>

    Jacques est le premier des douze apôtres à subir le martyr et c’est l’unique martyr d’apôtre mentionné dans la Bible. <o:p></o:p>

    Mort de Jacques (Ac. 12, 2)<o:p></o:p>

    C’est à l’occasion du récit de l’emprisonnement de Pierre que nous avons la mention de la mort de Jacques. Hérode, le petit-fils d’Hérode le Grand qui avait fait massacrer les petits enfants de Bethlehem, se rend agréable aux Juifs en faisant mourir ceux qu’ils haïssaient. <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Ac Chapitre 12. <o:p></o:p>

    1<o:p></o:p>

    Vers le même temps, le roi Hérode se mit à maltraiter quelques membres de l'Église, <o:p></o:p>

    2<o:p></o:p>

    et il fit mourir par l'épée Jacques, frère de Jean<o:p></o:p>

    3<o:p></o:p>

    Voyant que cela était agréable aux Juifs, il fit encore arrêter Pierre - C'était pendant les jours des pains sans levain-<o:p></o:p>

    4<o:p></o:p>

    Après l'avoir saisi et jeté en prison, il le mit sous la garde de quatre escouades de quatre soldats chacune, avec l'intention de le faire comparaître devant le peuple après la Pâque<o:p></o:p>

    5<o:p></o:p>

    Pierre donc était gardé dans la prison; et l'Église ne cessait d'adresser pour lui des prières à Dieu<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Saint Jacques à travers les siècles. <o:p></o:p>

    1er siècle : Saint Jacques est mentionné dans la Bible en même temps que Pierre et Jean. Seule une phrase des Actes des Apôtres le concerne uniquement, ( décollation.) <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    4e-5e siècle : Les commentaires de saint Jérôme, inspirés de l'Épître aux Romains, soulignent la place de l'Espagne dans la diffusion de l’Evangile. Les apocryphes, mentionnent saint Jacques, sa prédication en Espagne, son tombeau en Achaïe Marmarique, et sa fête le 25 juillet. <o:p></o:p>

    Un auteur qui signe du pseudonyme Abdias, évêque de Babylone, fournit un récit détaillé du martyre de saint Jacques. <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    8e siècle : Une hymne de la liturgie mozarabe, datable de la fin du 8e siècle, célèbre saint Jacques comme l'évangélisateur et le patron de l'Espagne. De nombreuses églises dédiées à saint Jacques sont construites dans le Nord du pays. <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    9e siècle : Le tombeau de saint Jacques est découvert dans les premières décennies du 9e siècle. Les martyrologes français d'Adon et Usuard  évoquent le tombeau face à la mer de Bretagne, à la suite de la version de Florus.<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    10e siècle : La première version de la lettre apocryphe du pape Léon III, ) rapporte la translation des reliques de saint Jacques à Compostelle, en opérant la synthèse de deux récits : a La première version de la lettre papale donne lieu à la rédaction d'hymnes liturgiques chantées lors des offices par les pèlerins et dont le texte diffusera la connaissance de saint Jacques en dehors de la Galice. <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    11e siècle : 1005 ou 1027 : La translation des reliques fait l'objet en d'un sermon d'apparat à Fleury (aujourd'hui Saint-Benoît-sur-Loire). 1072 : Un accord passé entre l'évêché de Compostelle et le monastère d'Antealtares sur le partage des bénéfices <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    1105 : Dédicace de la cathédrale de Compostelle, le 21 avril,. <o:p></o:p>

    1120.C'est l'année ou s'achève la cathédrale de Compostelle.<o:p></o:p>

    La Translation de Marchiennes qui mentionne la pierre, trouvée lors de la réfection de l'église de Padron en 1134 et qui aurait pris la forme du corps de saint Jacques est sans doute contemporaine. <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    1165 : Le guide du pèlerin de Saint-Jacques-de-Compostelle est attribué à Aimery Picaud de Parthenay-le-Vieux.<o:p></o:p>

    Ce guide forme le livre V du Liber Sancti Jacobi, ouvrage dédié à la gloire de Saint-Jacques le Majeur. Il évoque le périple des jacquards sur les quatre chemins principaux qui traversaient la France et se rejoignaient à la frontière espagnole pour n’en former qu’un jusqu’à Compostelle. Il donne par ailleurs aux pèlerins des conseils pratiques pour leur pieux voyage, leur indique les sanctuaires où ils doivent s’arrêter pour vénérer les reliques des saints.<o:p></o:p>

    Le guide du pèlerin. C'est la forme sous laquelle se présente aujourd'hui le Codex Calixtinus ou Livre de Saint Jacques de Compostelle, ouvrage dont les copies ont été très peu nombreuses, tandis que diverses versions du Liber Miraculorum sancti Jacobi qui en est la source ont continué à être diffusées au XIIIe et au XIVe siècle. <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Les Visione et Miracles de saint Jacques. <o:p></o:p>

    <v:shape id="_x0000_i1032" style="width: 11pt; height: 11pt;" type="#_x0000_t75"></v:shape><o:p></o:p>

    Les légendes.<o:p></o:p>


    Les récits légendaires de ce martyr comprennent presque tous les épisodes suivants :
    Le magicien Hermogène excité par les pharisiens, envoie son disciple Philétus vers Saint Jacques pour le détourner de sa foi. L'Apôtre convertit Philétus. Furieux, Hermogène dépêche alors vers le saint des démons, habituellement à son service. Saint Jacques leur commande et les renvoie avec mission d'enchaîner Hermogène et de l'amener. Celui-ci se convertit et apporte avec lui ses livres de magie, afin qu'ils soient détruits. Sur l'intervention du grand-prêtre. Sur l'intervention du grand-prêtre Abiathar, Hérode Aggrippa fait alors arrêter saint Jacques. Il est condamné et décapité en même temps que son gardien Josias qu'il a eu le temps de baptiser ! ...<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Les Visions et Miracles de saint Jacques.<o:p></o:p>

    Saint Jacques apparaît au roi Ramirez.<o:p></o:p>

    On a dénombré en Espagne, 38 apparitions de saint Jacques en relation avec la lutte  contre les Maures. La première des apparitions est la mieux connue. En 939, le roi Ramirez, avait fait le vœu de délivrer la Castille  des demandes honteuses des Maures de se faire remettre 100 vierges annuellement. Il défia donc le roi Abdelraman.<o:p></o:p>

    La bataille eut lieu à  Alveida ou Clavijo. Les Chrétiens furent défaits et ont battu en retraite. Le roi King Ramirez, fatigué et déçu s’endormit. Dans son sommeil, il a vu l’apôtre St. Jago, qui lui a promis d’être avec lui le lendemain et lui a assuré de l’aider à vaincre l’ennemi. Les soldats encouragés se jetèrent sur les Maures. Soudain saint Jajo monté sur cheval blanc souleva un étendard blanc et mena les chrétiens à une victoire décisive, tuant 60,000 Maures. C’était la célèbre bataille de  Clavijo.<o:p></o:p>

    Le miracle du pèlerin pendu.  <o:p></o:p>

    Saint Jacques est aussi intervenu pour defender les pauvres et les opprimés. Le pape Calixte II donne un récit de l’événement. <o:p></o:p>

    Un allemand avait été en pèlerinage avec sa femme et son fils à Compostelle. Il avait loge dans une auberge à Torlosa. L’aubergiste avait une jolie fille qui s’interessait au fils du pèlerin, qui était beau garcon. Etant vertueux il refusa les avances de la fille. Pour se venger, elle cacha dans ses effets l’argenterie de son père. Le père découvrant le vol le garçon a été condamné a être pendu. <o:p></o:p>

    Les parents très affligés poursuivirent leur pèlerinage et adressèrent des prières à saint Jago. Trente six jours après, ils sont revenus à l’endroit ou le garçon avait été pendu et se lamentaient. Le fils parla et dit «O ma Mère, O mon Père, ne vous chagrinez point car le saint apôtre est à mes côtés. Pour me donner du réconfort et de la joie. » Les parents fort étonnés allèrent dire au juge que leur fils vivait encore. Le juge se moqua d’eux . « Si votre fils est vivant, ma bonne dame, ainsi sont ces poulets dans mon assiette. Il avait à peine prononcé ces mots que les volatiles, un coq et une poule se levèrent avec leurs plumes au complet, et le coq se mit à chanter.   <o:p></o:p>

    Le juge avec sa suite se rendit alors au gibet, reprit le garçon et le rendit aux parents. On pendit l’hôte à sa place.  L'histoire du "pendu dépendu" dans sa version toulousaine d'abord, puis dans la deuxième version, celle de Santo Domingo de la Calzada, plus colorée, plus divertissante, plus populaire, devint célèbre et donna lieu à une iconographie abondante : on représentait de diverses façons le coq, pourtant déjà apprêté et rôti, qui avait chanté dans l'assiette du juge et qui l'avait contraint à absoudre un jeune et malheureux pèlerin victime d'une calomnie, et c'était l'occasion d'un dicton à succès: "Santo Domingo de la Calzada, donde cantó la gallina después de asada" (Santo Domingo de la Calzada - nom de la localité où la poule chanta aprés avoir été rôtie"). <o:p></o:p>

    Ce miracle est encore relatée au XVIè siècle par Nicolas Bertrand, même si elle était depuis fort longtemps récupérée et enrichie par d'autres grands centres de pèlerinages.<o:p></o:p>

      <o:p></o:p>

    Autres miracles. <o:p></o:p>

    Il y a d’autres légendes de saint Jacques, mais elles sont très puériles <o:p></o:p>

    Un exemple : Un chevalier qui se rendait à
    Saint-Jacques à cheval fut renversé par ce dernier et
    tomba à la mer. Saint-Jacques l'en sortit et le sauva. Il était
    entièrement recouvert de coquilles. <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Même si de nombreuses questions restent encore sans réponse, très rapidement toutefois s'est formée la légende de l'apôtre, création purement humaine qui, par ses récits détaillés sur la vie et les miracles du saint, permit de répondre aux questions des pèlerins et devint rapidement le support de leur foi. On en trouve une première version dans la Légende Dorée de Jacques de Voragine.<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    L’Evêque  Estiano venu à Santiago de Grèce,  ayant entendu parler des apparition de St Jacques  vêtu comme un chevalier s’écria « Mes amis, n’appelez par St Jacques un chevalier, mais un pécheur. ."
    Ce même jour il tomba dans une grande torpeur et dans son sommeil il vit l’apôtre Jacques vêtu d’une armure brillante portant des clefs. Il lui dit : «Vous pensez que c’est une fable, que je puisse aller au secours des habitants chrétiens dans la bataille ? « Sachez que je suis bien un chevalier Un chevalier dans l’armée d u Christ Jésus. » 
    Monté sur un cheval blanc, il dit : « Demain j’aiderai le roi Fernando et avec ces clefs j’ouvrirai les portes de la cite pour de livrer Coimbra. » <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Fête de saint Jacques, apôtre.<o:p></o:p>

    (25 juillet) <o:p></o:p>

    Collecte.<o:p></o:p>

    Veuille faire, ô Dieu de miséricorde, que, comme ton bienheureux Apôtre saint Jacques quitta son père et tout ce qu’il avait, pour obéir sans délai à la vocation de ton Fils Jésus-Christ, et le suivre; Nous puissions de même, renonçant à toutes les affections mondaines et charnelles, être toujours prêts à obéir à tes saints commandements; par ce même, Jésus-Christ, notre Seigneur. Amen.<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Prière

    <o:p></o:p>

    Prions. <o:p></o:p>

    Daignez, Seigneur, sanctifier et garder votre peuple, afin que, en sûreté sous la protection de votre apôtre saint Jacques, il vous soit agréable par sa conduite et vous serve dans la paix.<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Saint Jacques le Majeur<o:p></o:p>

    "Oh, très digne et très saint apôtre, tête dorée et resplendissante d'Hispanie, sois notre protecteur et notre patron naturel en évitant la peste, sois notre santé céleste" (Beato de Liébana, "O Dei verbum", 785).<o:p></o:p>

    O, saint Jacques !
    Enseigne-nous, apôtre et ami du Seigneur,
    la Voie qui mène à Dieu.
    Ouvre-nous, prédicateur des Espagne,
    à la Vérité apprise de la bouche du Maître.
    Donne-nous, témoin de l'Évangile,
    la force de toujours aimer la Vie.
    Patron des pèlerins,
    prends la tête de notre pèlerinage.
    Et tout comme les peuples sont venus autrefois jusqu'à toi,
    viens avec nous marcher à la rencontre de tous les peuples.
    Avec toi, saint Jacques, apôtre et pèlerin,
    nous voulons enseigner aux peuples d'Europe et du monde
    que le Christ est aujourd'hui et pour toujours
    la Voie, la Vérité et la Vie. <o:p></o:p>

    Prière du pape Jean-Paul II devant le tombeau de saint Jacques (19 août 1989)<o:p></o:p>

    Monseigneur saint Jacques. <o:p></o:p>

    Toi qui as couru sur les chemins du monde jusqu’au lointain Finisterre pour évangéliser les peuples et qui, depuis ta bienheureuse aventure, as voulu diriger les pas de la chrétienté vers ton saint sépulcre, la guidant par une étoile resplendissante, la protégeant des périls des vieux chemins. Guide et protège ces pèlerins d’aujourd’hui qui, soulevés par un sentiment identique, s’acheminent pour vénérer tes reliques. Fais que le voyage à Compostelle se déroule dans la joie et qu’ils retrouvent leur foyer avec un corps sain et une âme réconfortée par ta foi ardente. Nous te demandons également, seigneur saint Jacques, que l’amour du prochain règne pleinement sur les routes du pèlerinage. <o:p></o:p>

    Va, Pèlerin<o:p></o:p>

    Va, pèlerin, poursuis ta quête va ton chemin, que rien ne t'arrête.
    Prends ta part de soleil et ta part de poussière ; le cœur en éveil, oublie l’éphémère.
    Tout est néant : rien n’est vrai que l’amour. N’attache pas ton cœur à ce qui passe.
    Ne dis pas : j’ai réussi, je suis payé de ma peine.
    Ne te repose pas dans tes œuvres elles vont te juger.
    Garde en ton cœur la parole : voilà ton trésor. <o:p></o:p>

    Saint Augustin..<o:p></o:p>

    Prière du départ <o:p></o:p>

    Dieu tout-puissant, tu ne cesses de montrer ta bonté à ceux qui t'aiment, et tu te laisses trouver par ceux qui te cherchent, sois favorable à tes serviteurs qui poursuivent leur pèlerinage et dirige leur chemin selon ta volonté : sois pour eux un ombrage dans la chaleur du jour, une lumière dans l'obscurité de la nuit, un soulagement dans la fatigue, afin qu'ils parviennent heureusement sous ta garde au terme de leur route. <o:p></o:p>

    Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. <o:p></o:p>

    Amen. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Prière pour devenir pèlerin <o:p></o:p>

    Seigneur Jésus,
    Toi qui as couru
    Toutes les routes,
    Celle de l'exil
    Celle des pèlerinages
    Celle de la prédication,
    Tire-moi de mon égoïsme
    Et de mon confort,
    Fais de moi un pèlerin. <o:p></o:p>

    Seigneur Jésus, Toi qui as pris
    Si souvent le chemin de la montagne
    Pour trouver le silence,
    Proclamer les béatitudes,
    Fais de moi un pèlerin.<o:p></o:p>

    Sans cesse tenté de vivre tranquille
    Sans cesse tenté de m'installer,
    Tu me demandes de marcher
    En Espérance
    Vers Toi
    Dans la gloire du père. <o:p></o:p>

    Fais Seigneur que je marche,
    Que je monte par les sommets
    Vers toi,
    Avec toute ma vie,
    Avec tous mes frères,
    Avec toute la création,
    Dans l'audace
    Et l'adoration. Amen<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Bénédiction au départ des pèlerins
    Seigneur, notre Dieu et notre Père,
    écoute les prières que t'adressent ces pèlerins
    en partance pour Compostelle.
    Que l'Esprit Saint fasse grandir la foi dans leur cœur,
    qu'il donne force à leur espérance et renouvelle
    sans cesse leur amour du prochain rencontré en route.
    Qu'ils arrivent sains et saufs au but de leur voyage,
    vivant en espérance et dans la prière
    la promesse de la Jérusalem céleste
    où tu nous rassembleras avec ton Fils
    dans ta gloire et dans la communion de l'Esprit,
    pour les siècles des siècles. <o:p></o:p>

    Amen <o:p></o:p>

    Que Notre Dame vous accorde sa protection maternelle,
    qu'elle vous défende dans les périls du voyage
    et que, par son intercession, vous arriviez
    sains et saufs à la fin de votre voyage.
    Que saint Jacques vous aide à faire de ce voyage
    un temps de joie et d'amicales rencontres sur les chemins
    et à retrouver ensuite votre foyer
    pour y partager votre foi réconfortée
    dans le silence des longues marches. <o:p></o:p>

    et que dieu tous puissant vous bénisse,
    le Père, le Fils et le Saint Esprit.
    allez au nom du seigneur. <o:p></o:p>

    Très saint Jacques, lumière de l'Europe, étoile resplendissante,
    attire-nous sur le chemin de la vérité. <o:p></o:p>

    Très saint Jacques, toi qui as tout laissé pour suivre le Maître,
    dénoue les liens qui nous retiennent loin de ses voies. <o:p></o:p>

    Très saint Jacques, ardent missionnaire,
    convertis tes pèlerins et protège-les des dangers du chemin. <o:p></o:p>

    Très saint Jacques, premier apôtre martyr,
    Donne-nous audace, courage et force pour aller toujours plus loin annoncer que Jésus est vivant... <o:p></o:p>

    Hospitalité saint Jacques d'Estaing<o:p></o:p>


    Le chemin de Santiago. <o:p></o:p>

    Poussière, boue, soleil et pluie
    C'est le chemin de Santiago.
    Des milliers de Pèlerins
    Et plus d'un millier d'années.
    Pèlerin, Qui t'appelle ?
    Quelle force cachée te mène ?
    Ni le chemin des étoiles
    Ni les grandes cathédrales.
    Ce n'est pas non plus la brave Navarre
    Ni le vin de la Rioja
    Ni les fruits de mer Galiciens
    Ni les chants Castillans.
    Ni l'histoire, ni la culture
    Ni le Coq de la Calzada
    Ni le Palais de Gaudi
    Ni le château de Ponferrada
    Je vois tout en passant
    Et c'est un plaisir de tout voir
    Mais la voix qui m'appelle
    Je l'entends au plus profond de moi-même.
    La Force qui me pousse,
    La Force qui me mène,
    Je ne sais pas moi-même l'expliquer :
    Seul celui d'En Haut le sait.<o:p></o:p>

    Eugenio Garibay Banos. Relevé sur un mur avant Najera (Navarra)<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Alléluia du pèlerin. <o:p></o:p>

    Saint Jacques, dans l'évangile, tu es l'un des douze choisis par Jésus. Au bord du lac, tu laisses ton père et la barque lorsque Jésus t'appelle avec ton frère Jean. Ton caractère est rude : «fils du tonnerre», et tu es témoin, avec Pierre et Jean, des faits et gestes de Jésus, avec tous les apôtres, des miracles tels que Cana, la multiplication des pains, la tempête apaisée, mais aussi des miracles où se vit une plus grande intimité : la guérison de la belle-mère de Pierre, celle de la fille de Jaïre. <o:p></o:p>

    Tu es présent à la transfiguration mais aussi à Gethsémani. Etais-tu non loin de la croix du Calvaire comme on te présente au vitrail d'Aubrac ? Mais ta joie fut totale lorsque tu vis le Christ Ressuscité. Et, plein de l'Esprit Saint à la Pentecôte, tu as proclamé que le Christ est vraiment ressuscité. <o:p></o:p>

    Tu as bu à la coupe promise par le Christ, sous le règne d'Hérode Agrippa. Es-tu allé jusqu'en Espagne ? Peu importe, tu nous invites à t'imiter, à suivre pas à pas le Christ. <o:p></o:p>

    Toute ta vie peut se résumer en ces mots : s'oublier, écouter, méditer, aimer.
    Saint Jacques prie pour nous. Que notre vie soit de nous oublier, d'écouter, de méditer et d'aimer. <o:p></o:p>

    Amen ! <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    O, saint Jacques !
    Enseigne-nous, apôtre et ami du Seigneur,
    la Voie qui mène à Dieu.
    Ouvre-nous, prédicateur des Espagne,
    à la Vérité apprise de la bouche du Maître.
    Donne-nous, témoin de l'Évangile,
    la force de toujours aimer la Vie.
    Patron des pèlerins,
    prends la tête de notre pèlerinage.
    Et tout comme les peuples sont venus autrefois jusqu'à toi,
    viens avec nous marcher à la rencontre de tous les peuples.
    Avec toi, saint Jacques, apôtre et pèlerin,
    nous voulons enseigner aux peuples d'Europe et du monde
    que le Christ est aujourd'hui et pour toujours
    la Voie, la Vérité et la Vie. <o:p></o:p>

    Prière du pape Jean-Paul II devant le tombeau de saint Jacques (19 août 1989)<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Les Ordres de saint Jacques. <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    1. La Confraternité de saint Jacques. <o:p></o:p>

    l’Apôtre. <o:p></o:p>

    La Confraternité de saint Jacques a été fondée en 1983, pour rassembles mes pèlerins de Compostelle. Un bulletin est imprimé pour faire revivre les pèlerinages en Angleterre en France et en Espagne. <o:p></o:p>

    La confrérie entreprend des recherches sur l’histoire des pèlerinages, et le culte de saint Jacques en Angleterre<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    2. Chevalier de l'ordre des hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem <o:p></o:p>

    Chevalier de l'ordre des hospitaliers de Saint Jean de Jérusalem, protecteur des pèlerins sur le chemin de Saint-Jacques compétences

    <o:p></o:p>

    Au XIIème siècle, Cluny et Cîteaux occupèrent une place déterminante dans l'organisation de l'accueil des pèlerins sur les chemins de France et d'Espagne. Parallèlement au rôle qu'ils jouaient dans le combat contre l'Infidèle, les ordres de chevalerie créèrent également leurs établissements et commanderies, tout en veillant sur la sécurité des chemins. Il s'agit, entres autres, des Chevaliers de Saint-Jean dits "Hospitaliers", des Templiers, des Chevaliers de l'Ordre de Santiago, des Chevaliers de Saint-Lazare. Les confréries de Saint-Jacques se multiplièrent-elles aussi pour venir en aide aux pèlerins.<o:p></o:p>

    3.Saint-Jacques de l'Épée Rouge (ordre de) <o:p></o:p>

    4. Saint-Jacques de Jérusalem (ordre militaire hospitalier de) <o:p></o:p>

    5.Saint-Jacques et Sainte-Catherine (ordre de) <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Sociétés civiles.<o:p></o:p>

    La Jurande des compagnons de Saint Jacques de la Boucherie est la confrérie nationale des bouchers, bouchers-charcutiers, traiteurs.<o:p></o:p>

    Créée en 1990 sur l’initiative de la CFBCT, la Jurande a pour but de valoriser le savoir-faire de la boucherie artisanale et la tradition de bonne bouche, ainsi que toute la modernité du métier. La particularité de la Jurande des compagnons de Saint Jacques de la Boucherie est de faire la promotion nationale d’un métier et des produits qui s’y rattachent, de mettre en valeur le savoir-faire des artisans bouchers de France, la viande et les produits de qualité, de quelque région qu’ils proviennent.<o:p></o:p>

    Pourquoi saint Jacques de la Boucherie ? Les étals de la boucherie parisienne étaient installés sur un terrain royal, à proximité de l'église Saint-Jacques, devenue Saint jacques de la boucherie , où se réunissait la confrérie. C'était là le centre vital de Paris. En 1388, un boucher acheta le droit d'avoir une lucarne sur l'église, pour voir, de chez lui, célébrer la messe. En 1405, un autre boucher, Guillaume Haussecul, acheta une clef de l'église afin d'y faire dévotion à toute heure... La Tour, élevée entre 1509 et 1523 grâce aux moyens financiers de bouchers, est le seul vestige de l'église, détruite en 1797. La Tour porte, à ses quatre angles, la statue de Saint Jacques le Majeur, un aigle, un lion et un bœuf. <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    Jacques le Mineur.             <o:p></o:p>

      <o:p></o:p>

    Jacques le fils d’Alphée est mentionné par les évangélistes dans les listes des Apôtres, généralement à la huitième place. Il est mentionné ailleurs à l’occasion de l’Ascension.  <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Acte 1 : 13-14 <o:p></o:p>

    13<o:p></o:p>

     Quand ils furent arrivés, ils montèrent dans la chambre haute où ils se tenaient d'ordinaire  ; c'étaient Pierre, Jean, Jacques, André, Philippe, Thomas, Barthélemy, Matthieu, Jacques, fils d'Alphée, Simon le Zélote, et Jude, fils de Jacques<o:p></o:p>

    14<o:p></o:p>

    Tous d'un commun accord persévéraient dans la prière, avec les femmes, et Marie, mère de Jésus, et avec les frères de Jésus<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Le terme Mineur se réfère soit à sa petite taille ou à son âge, ou son rang après Jacques le Majeur. Comme Apôtre il a eu a même importance que d’autres apôtres et a été confié des missions par le Christ.                          <o:p></o:p>

    Plusieurs auteurs pensent qu’il est la même personne que Jacques le Juste et qu’il a tenu une place importante dans la première Eglise de Jérusalem, étant même le premier évêque. Hippolytus identifie  Jacques avec Jacques le Juste qui est mort après avoir été lynché à Jérusalem:<o:p></o:p>

    “ Et Jacques le fils d’Alphée, prêchant à Jérusalem a été massacre par des pierres et a été enseveli à côté du Temple.”<o:p></o:p>

    Eusèbe ne fait pour sa part aucune mention de Jacques Le Mineur dans l’histoire de l’Eglise.                                                                                                        Il est cependant plus plausible de croire que Jacques le Juste ‘frère de Jésus’ était un personnage différent.  Deux arguments soutiennent  cette opinion.<o:p></o:p>

    1. L’auteur de l’épître parlent des apôtres au passé. Il ne s’identifie pas comme un apôtre. <o:p></o:p>

    2. Le style raffiné de l’auteur de l’épître n’aurait pas pu avoir été employé par un paysan Galiléen. Voir Tillemont, t. 1, p. 405; Ceillier, t. 1, p. 422.<o:p></o:p>

    Selon Marc 2:14, Matthieu avait aussi un père nommé Alphée, ce qui a fait croire à certains auteurs qu’il était le frère  ou demi frère de Matthieu et comme lui un collecteur de taxes. D’autres sources le mentionnent comme frère de Jude.   <o:p></o:p>

    La fête de saint Jacques Mineur est fixé le 3 mai en même temps que l’apôtre Philippe.  <o:p></o:p>

    Jacques a été condamné à mort après avoir été accusé d’avoir violé la loi de Moise. Il aurait été crucifié pendant qu’il prêchait en basse Egypte à Ostrakine. Selon une tradition, son corps aurait été scié en plusieurs morceaux. Une scie de charpentier est le symbole de Jacques le Mineur dans l’art Chrétien. <o:p></o:p>

     Jacques le Juste ‘ Jacques de Jérusalem. )<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Les premiers historiens de l’Eglise le considèrent comme le premier évêque de Jérusalem, avec Siméon, un parent comme second.  Selon l’historien juif  Josephus, Jacques le Juste a été mis à mort par ordre du Grand Prêtre. On l’appelle aussi Jacques Protepiscopus. (Premier évêque) <o:p></o:p>

    Jacques le plus âgé des demi-frères de Jésus était l’évêque de Jérusalem. Il a été reconnu après l’Ascension comme une figure importante de l’Eglise de Jérusalem. Il était connu pour être un homme d’une grande bonté et était très populaire. Les habitants de Jérusalem l’avaient appelé le juste. <o:p></o:p>

    Après le martyr de Jacques le majeur, Jacques le Juste devait  devenir le pilier de l’Eglise et le chef de la chrétienté judaïque. Il était connu comme le ‘frère’ du Seigneur. <o:p></o:p>

    Dans l’évangile, les ‘frères’ de Jésus, y compris Jacques ne pensaient pas beaucoup du Christ, et ne croyaient pas en lui. Mt 13 : 54-58<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    54<o:p></o:p>

    S'étant rendu dans sa patrie, il enseignait dans la synagogue, de sorte que ceux qui l'entendirent étaient étonnés et disaient: D'où lui viennent cette sagesse et ces miracles? <o:p></o:p>

    55<o:p></o:p>

    N'est-ce pas le fils du charpentier? N’est-ce pas Marie qui est sa mère? Jacques, Joseph, Simon et Jude, ne sont-ils pas ses frères? <o:p></o:p>

    56<o:p></o:p>

    et ses sœurs ne sont-elles pas toutes parmi nous? D'où lui viennent donc toutes ces choses? <o:p></o:p>

    57<o:p></o:p>

    Et il était pour eux une occasion de chute. Mais Jésus leur dit: Un prophète n'est méprisé que dans sa patrie et dans sa maison.<o:p></o:p>

    58<o:p></o:p>

    Et il ne fit pas beaucoup de miracles dans ce lieu, à cause de leur incrédulité.<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Jn 7 : 2-10 <o:p></o:p>

    2<o:p></o:p>

    Or, la fête des Juifs, la fête des Tabernacles, était proche.<o:p></o:p>

    3<o:p></o:p>

    Et ses frères lui dirent: Pars d'ici, et va en Judée, afin que tes disciples voient aussi les oeuvres que tu fais.<o:p></o:p>

    4<o:p></o:p>

    Personne n'agit en secret, lorsqu'il désire paraître: si tu fais ces choses, montre-toi toi-même au monde.<o:p></o:p>

    5<o:p></o:p>

    Car ses frères non plus ne croyaient pas en lui<o:p></o:p>

    6<o:p></o:p>

    Jésus leur dit: Mon temps n'est pas encore venu, mais votre temps est toujours prêt.<o:p></o:p>

    7<o:p></o:p>

    Le monde ne peut vous haïr; moi, il me hait, parce que je rends de lui le témoignage que ses oeuvres sont mauvaises.<o:p></o:p>

    8<o:p></o:p>

    Montez, vous, à cette fête ; pour moi, je n'y monte point, parce que mon temps n'est pas encore accompli.<o:p></o:p>

    9<o:p></o:p>

    Après leur avoir dit cela, il resta en Galilée.<o:p></o:p>

    10<o:p></o:p>

    Lorsque ses frères furent montés à la fête, il y monta aussi lui-même, non publiquement, mais comme en secret.<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    C’est encore une preuve que Jacques n’était pas encore un disciple de Jésus. <o:p></o:p>

    Après la Résurrection Jacques s’est converti et aurait fait le vœu de ne rien boire et manger avant une apparition du Christ.  Jésus lui est en effet apparu.  Quelques semaines après la résurrection, les ‘frères’ de Jésus étaient avec les apôtres et autres disciples à Jérusalem. <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Dans  I Corinthiens 15 : 3-8,  Paul fait bien mention de cette apparition de Jésus à Jacques. Il est nommé avant les apôtres. Il ne s’agit donc pas de Jacques le Mineur.  <o:p></o:p>

    3<o:p></o:p>

     Je vous ai enseigné avant tout, comme je l'avais aussi reçu, que Christ est mort pour nos péchés, selon les Écritures ; <o:p></o:p>

    4<o:p></o:p>

    qu'il a été enseveli, et qu'il est ressuscité le troisième jour, selon les Écritures; <o:p></o:p>

    5<o:p></o:p>

    et qu'il est apparu à Céphas, puis aux douze.<o:p></o:p>

    6<o:p></o:p>

    Ensuite, il est apparu à plus de cinq cents frères à la fois, dont la plupart sont encore vivants, et dont quelques-uns sont morts.<o:p></o:p>

    7<o:p></o:p>

    Ensuite, il est apparu à Jacques, puis à tous les apôtres.<o:p></o:p>

    8<o:p></o:p>

    Après eux tous, il m'est aussi apparu à moi, comme à l'avorton.<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    A Jérusalem la chrétienté était divisée entre une aile juive et une aile des gentils ou païens.. Jacques le premier évêque a été nommé par les apôtres. Sa forte personnalité dominait les rassemblement du conseil de l’Eglise de Jérusalem. <o:p></o:p>

    Conservant ses habitudes de juif, au sein de la chrétienté, il pratiquait la loi avec beaucoup d’autorité et de sévérité. Il ne mangeait pas de viande et ne buvait pas de vin. Il avait un seul vêtement et ne se coupait pas les chevaux ou la barbe.<o:p></o:p>

    Il a pourtant écrit un message tolérant aux  chrétiens issus des païens dans  son épître. Il reconnaissait les méthodes de saint Paul et l’attitude conciliante qu’il adoptait envers les gentils., Il s’intéressait  cependant particulièrement aux juifs qu’il voulait convertir en grand nombre. <o:p></o:p>

    Jacques avait été appelé apôtre tout comme Pierre, Jean et Paul. Certains auteurs pensent qu’il était marié. <o:p></o:p>

    1 Corinthien 9:5 N'avons-nous pas le droit de mener avec nous une sœur qui soit notre femme, comme font les autres apôtres, et les frères du Seigneur, et Céphas? <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Pierre en quittant Jérusalem laisse un message pour Jacques et les apôtres. <o:p></o:p>

    Ac 12 : 17<o:p></o:p>

    17<o:p></o:p>

    Pierre, leur ayant de la main fait signe de se taire, leur raconta comment le Seigneur l'avait tiré de la prison, et il dit: Annoncez-le à Jacques et aux frères. Puis il sortit, et s'en alla dans un autre lieu.<o:p></o:p>

    Au concile de Jérusalem Jacques parle avec autorité . <o:p></o:p>

    Ap 15 : 13-21<o:p></o:p>

    13<o:p></o:p>

    Lorsqu'ils eurent cessé de parler, Jacques prit la parole, et dit: Hommes frères, écoutez-moi! <o:p></o:p>

    14<o:p></o:p>

    Simon a raconté comment Dieu a d'abord jeté les regards sur les nations pour choisir du milieu d'elles un peuple qui portât son nom.<o:p></o:p>

    15<o:p></o:p>

    Et avec cela s'accordent les paroles des prophètes, selon qu'il est écrit: <o:p></o:p>

    16<o:p></o:p>

    Après cela, je reviendrai, et je relèverai de sa chute la tente de David, J'en réparerai les ruines, et je la redresserai, <o:p></o:p>

    17<o:p></o:p>

    Afin que le reste des hommes cherche le Seigneur, Ainsi que toutes les nations sur lesquelles mon nom est invoqué, Dit le Seigneur, qui fait ces choses, <o:p></o:p>

    18<o:p></o:p>

    Et à qui elles sont connues de toute éternité.<o:p></o:p>

    19<o:p></o:p>

    C'est pourquoi je suis d'avis qu'on ne crée pas des difficultés à ceux des païens qui se convertissent à Dieu, <o:p></o:p>

    20<o:p></o:p>

    Mais qu'on leur écrive de s'abstenir des souillures des idoles, de l'impudicité, des animaux étouffés et du sang.<o:p></o:p>

    21<o:p></o:p>

    Car, depuis bien des générations, Moïse a dans chaque ville des gens qui le prêchent, puisqu'on le lit tous les jours de sabbat dans les synagogues.<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Paul, avant d’aller à Jérusalem va rencontrer Pierre  et Jacques. (Gal 1:18-20) <o:p></o:p>

    18<o:p></o:p>

    Trois ans plus tard, je montai à Jérusalem pour faire la connaissance de Céphas, et je demeurai quinze jours chez lui.<o:p></o:p>

    19<o:p></o:p>

    Mais je ne vis aucun autre des apôtres, si ce n'est Jacques, le frère du Seigneur.<o:p></o:p>

    20<o:p></o:p>

    Dans ce que je vous écris, voici, devant Dieu, je ne mens point.<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Les 3 piliers Pierre Jacques et Jean approuvent les mission de Paul. <o:p></o:p>

    Gal 8-10<o:p></o:p>

    8<o:p></o:p>

    Car celui qui a fait de Pierre l'apôtre des circoncis a aussi fait de moi l'apôtre des païens, <o:p></o:p>

    9<o:p></o:p>

    et ayant reconnu la grâce qui m'avait été accordée, Jacques, Céphas et Jean, qui sont regardés comme des colonnes, me donnèrent, à moi et à Barnabas, la main d'association, afin que nous allassions, nous vers les païens, et eux vers les circoncis.<o:p></o:p>

    10<o:p></o:p>

    Ils nous recommandèrent seulement de nous souvenir des pauvres, ce que j'ai bien eu soin de faire.<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    (Gal : 11-15) <o:p></o:p>

    11<o:p></o:p>

    Mais lorsque Céphas vint à Antioche, je lui résistai en face, parce qu'il était répréhensible.<o:p></o:p>

    12<o:p></o:p>

    En effet, avant l'arrivée de quelques personnes envoyées par Jacques, il mangeait avec les païens; et, quand elles furent venues, il s'esquiva et se tint à l'écart, par crainte des circoncis.<o:p></o:p>

    13<o:p></o:p>

    Avec lui les autres Juifs usèrent aussi de dissimulation, en sorte que Barnabas même fut entraîné par leur hypocrisie.<o:p></o:p>

    14<o:p></o:p>

    Voyant qu'ils ne marchaient pas droit selon la vérité de l'Évangile, je dis à Céphas, en présence de tous: Si toi qui es Juif, tu vis à la manière des païens et non à la manière des Juifs, pourquoi forces-tu les païens à judaïser? <o:p></o:p>

    15<o:p></o:p>

    Nous, nous sommes Juifs de naissance, et non-pécheurs d'entre les païens. <o:p></o:p>

    Pendant sa dernière visite à Jérusalem, Pierre  a été reçu par Jacques, pour parler de ses missions.<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Actes 21 : 17-20<o:p></o:p>

    17<o:p></o:p>

    Lorsque nous arrivâmes à Jérusalem, les frères nous reçurent avec joie.<o:p></o:p>

    18<o:p></o:p>

    Le lendemain, Paul se rendit avec nous chez Jacques, et tous les anciens s'y réunirent.<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    19<o:p></o:p>

    Après les avoir salués, il raconta en détail ce que Dieu avait fait au milieu des païens par son ministère.<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    20<o:p></o:p>

    Quand ils l'eurent entendu, ils glorifièrent Dieu. Puis ils lui dirent: Tu vois, frère, combien de milliers de Juifs ont cru, et tous sont zélés pour la loi<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Pendant  11 ans, sous  le patronage de Jacques, les chrétiens de Jérusalem ont vécu en paix avec d’autres juifs. Ils formaient une seule communauté et priaient dans la même synagogue que les juifs non convertis. Il y avait toutefois des juifs fanatiques qui attendaient leur heure. En  62 Ananias fils de Ananus l’ancien ayant appris la mort de Festus et en l’absence du successeur Albinusto, avait ourdi un complot pour tuer Jacques. Ananias  réunit des membres du Sanhédrin et convoqua Jacques, le ‘frère’ du Christ’ et d’autres chrétiens. Josephus, l’historien juif, dit que Jacques était accuse d’avoir violé les lois. L’écrivain Hegesippus dit que l’on voulait qu’il renonce publiquement à sa Foi.  Ils voulaient que Jacques dise que Jésus n’était pas le Messie. Jacques ayant refusé,  a proclamé sa Foi que Jésus était Fils de Dieu et Juge du monde. Il a été jeté tête en bas du haut de la tour. Quoique blessé par sa chute, il eut la force de se mettre à genoux et de prier pour que Dieu pardonne ses assaillants. On lui a alors lynché et jeté des pierres. Ses souffrances ont été abrégées par un ouvrier qui lui a fendu le crâne avec un gourdin. C’était le 10 avril 62. Il a été enseveli au lieu de son martyr, et une colonne commémorative lui a été érigée. Les juifs ont attribué sa mort comme la cause de la destruction de Jérusalem, comme l’ont affirmé. Josephe, l’historien juif, St. Jérôme, Origène, et Eusèbe. Ses reliques auraient été apportées à Constantinople vers 572. <o:p></o:p>

    Le martyr de Jacques a été le début des frictions entre juifs convertis et non convertis. Les chrétiens s’enfuirent à Pelle en 65. <o:p></o:p>

    On pense que c’est Jacques le Juste qui est l’auteur de l’épître, C’est plus probable que Jacques le Majeur ou Jacques le Mineur, mais il n’y a aucune certitude. L’auteur ne se décrit pas comme un apôtre.  <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Epître de Jacques.  <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>

    L’auteur de l’Epître. <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Si c'est Jacques le Majeur qui est l'auteur de l'épître, elle a dû être écrite avant 44 de notre ère, car Jacques avait subi le martyr à cette date. <o:p></o:p>

    Si c’est Jacques le Mineur, fils d'Alphée, comme le pensent certains auteurs, il est le même personnage que Jacques le Juste. <o:p></o:p>

    En Galates 1:19, Paul parle d'un autre Jacques qui aurait pu écrire cette épître: "... (à Jérusalem, )  je ne vis aucun autre des apôtres, sinon Jacques le frère du Seigneur."<o:p></o:p>

    Jacques le Juste, une forte personnalité, a eu une place prédominante parmi les croyants d’entre les Juifs à Jérusalem (Actes 12:17 ; 15:13 ; 21:18 ; Gal. 2:12.), Il devait être à la tête de l'église de Jérusalem: <o:p></o:p>

    L’Eglise admet que c'est ce Jacques-ci qui a écrit l'épître qui porte son nom: Les particularités de cette épître renforcent cette hypothèse. Jacques le juste était spécialement qualifié pour adresser une épître «aux douze tribus qui sont dans la dispersion. <o:p></o:p>

    Cette épître a été écrite vers l'année 45 (juste après la persécution de 44), ce qui la fait devenir la plus ancienne des épîtres, et même des écrits du Nouveau Testament.<o:p></o:p>

    « Par son enseignement, cette épître révèle une ressemblance frappante avec le Seigneur. Une simple comparaison de cette épître avec le Sermon sur la montagne laisse apparaître une douzaine de parallélismes évidents. Désigné comme responsable de l'Eglise de Jérusalem, au lendemain de la Pentecôte, Jacques imprègne son épître d'une teinte d'autorité fort modeste. Dénuée de toute justification, celle-ci laisse cependant apparaître dans ses 108 versets quelque cinquante quatre commandements. » <o:p></o:p>

    « L’épître nous rappelle l'enseignement des livres de la sagesse de l'Ancien Testament, tels que celui de Job, certains psaumes, et certaines parties des Proverbes et de l'Ecclésiaste. Elle juxtapose le bien et le mal, et a pour thème central la religion pure et la religion fausse. »<o:p></o:p>

    Présentation<o:p></o:p>

    Chapitre 1.<o:p></o:p>

    Pour surmonter les épreuves, mettre la Parole en pratique.<o:p></o:p>

    Chapitre 2.<o:p></o:p>

    Le Respect dû aux Pauvres. La foi et les oeuvres.<o:p></o:p>

    Chapitre 3.<o:p></o:p>

    Contre l'intempérance du langage. Vraie et fausse sagesses.<o:p></o:p>

    Chapitre 4.<o:p></o:p>

    Contre les discordes.<o:p></o:p>

    Chapitre 5.<o:p></o:p>

    Malheur aux riches. Le retour du Seigneur.<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Exposé de l’Epître de Jacques. <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    L’auteur de l’épître s’intitule « Esclave de Dieu et du Seigneur Jésus Christ. » Pour comprendre cette épître, il convient de se souvenir de la position des croyants d’origine juive en Judée et à Jérusalem, telle qu’elle nous est présentée dans les Actes des Apôtres. Il est clair qu’à cette époque, un grand nombre de croyants ne s’étaient pas vraiment séparé du système juif. Nous en voyons qui «persévéraient d’un commun accord dans le temple. » <o:p></o:p>

    Le passage du judaïsme au christianisme n’était pas sans difficultés et, « dans cet intervalle, Dieu supportait beaucoup de choses qui n’étaient pas selon sa pensée. » <o:p></o:p>

    Ainsi, l’épître n’est pas adressée à l’Église comme telle, ni exclusivement aux chrétiens d’entre les Juifs. Elle est destinée aux douze tribus qui sont dans la dispersion, tout en reconnaissant et en exhortant particulièrement les chrétiens au milieu d’elles.<o:p></o:p>

    Le sujet de l’épître de Jacques est la vie des pauvres qui fréquentaient encore la synagogue, et les riches non croyants, qui opprimaient les pauvres et blasphémaient le nom du Seigneur<o:p></o:p>

    Chapitre 1<o:p></o:p>

    L’épître est adressée aux douze tribus. Jacques écrit à ceux qui sont dans la dispersion, c’est-à-dire aux Israélites dispersés partout au milieu des gentils. <o:p></o:p>

    La foi et la confiance sont le signe que l’âme est près de Dieu, vivant dans son intimité et dans sa communion. Dans les difficultés et les épreuves de cette vie présente, l’on peut dire: «Bienheureux est l’homme qui endure la tentation. »<o:p></o:p>

    Les épreuves, supportées avec patience, aident grandement à cette fin. Avoir un cœur sevré de la vanité est un immense gain pour l’âme. Si le cœur trouve le monde sec et aride, il se tournera plus facilement vers la source des eaux vives.<o:p></o:p>

    Le second trait de la vie chrétienne donné par Jacques, est de « se conserver pur du monde. » Le monde est corrompu et gît dans le péché ; il a rejeté le Sauveur, Dieu venu en grâce. Quiconque veut être ami du monde se constitue ennemi de Dieu. <o:p></o:p>

    Chapitre 2<o:p></o:p>

    Mépriser les pauvres était contraire à la loi, qui regardait tous les Israélites comme étant les objets de la faveur de Dieu, et considérait le peuple comme un devant lui, chacun étant un membre de la même famille. <o:p></o:p>

    L’assemblée est appelée la synagogue; cela montre combien l’esprit de Jacques est rempli des habitudes  et des pensées juives.<o:p></o:p>

    L’amour doit se montrer, non par des paroles mais par des faits. <o:p></o:p>

    Jacques parle d’une foi vaine et vide, du fait de s’appeler chrétien, sans que Christ soit dans le cœur. La vraie foi se montre par des œuvres qui en sont le fruit. <o:p></o:p>

    « Que Dieu nous accorde de vivre si près de lui, que les choses invisibles puissent agir sur nos cœurs, et que nous poursuivions la course dans la patience et avec joie jusqu’à ce que le Seigneur vienne. <o:p></o:p>

    Chapitre 3<o:p></o:p>

    Jacques veut que l’on soit humble dans les paroles et qu’il n’y ait pas beaucoup de docteurs. Lorsqu’on ne se connaît pas soi-même, il est beaucoup plus aisé d’enseigner les autres que de se gouverner soi-même. <o:p></o:p>

     « Approchez-vous de Dieu et il s’approchera de vous ». En cela se montre la dépendance active du cœur. Grâces à Dieu, nous pouvons nous approcher de lui! Son trône est pour nous un trône de grâce; nous pouvons venir en sa présence sans crainte, à cause de son amour, et entrer dans le lieu très saint par le précieux sang de Christ. Or si, ayant la connaissance de ce qui est bon et l’opportunité de le faire, on ne le fait pas, c’est un signe que le cœur est mauvais; l’amour pour les autres et le désir de faire le bien sont absents. Ne pas faire le bien, c’est pécher; cela montre l’absence de la grâce et l’activité de la volonté naturelle.<o:p></o:p>

    Chapitre 4<o:p></o:p>

    Jacques parle de la discorde. « D'où viennent les luttes, et d'où viennent les querelles parmi vous? N'est-ce pas de vos passions qui combattent dans vos membres? <o:p></o:p>

    Vous convoitez, et vous ne possédez pas; vous êtes meurtriers et envieux, et vous ne pouvez pas obtenir; vous avez des querelles et des luttes, et vous ne possédez pas, parce que vous ne demandez pas. »<o:p></o:p>

    Chapitre 5<o:p></o:p>

    « La portion des fidèles n’est pas dans ce monde. Christ les a acquis pour lui-même, afin qu’ils soient à sa ressemblance dans la gloire, cohéritiers avec lui, car son amour veut les faire jouir de tout ce dont il jouit lui-même. Son amour est parfait. Mais s’il en est ainsi, ils doivent souffrir avec lui. S’il nous est donné de souffrir pour lui, c’est un grand privilège, mais ce n’est pas le partage de tous. » <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

     <v:shape id="_x0000_i1033" style="width: 26.5pt; height: 32pt;" type="#_x0000_t75"></v:shape> <o:p></o:p>

                     <o:p></o:p>

    Epître de Saint Jacques. <o:p></o:p>
    <o:p> </o:p>
    Chapitre 1<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    1<o:p></o:p>

    Jacques, serviteur de Dieu et du Seigneur Jésus Christ, aux douze tribus qui sont dans la dispersion, salut! <o:p></o:p>

    2<o:p></o:p>

    Mes frères, regardez comme un sujet de joie complète les diverses épreuves auxquelles vous pouvez être exposés, <o:p></o:p>

    3<o:p></o:p>

    sachant que l'épreuve de votre foi produit la patience<o:p></o:p>

    4<o:p></o:p>

    Mais il faut que la patience accomplisse parfaitement son oeuvre, afin que vous soyez parfaits et accomplis, sans faillir en rien<o:p></o:p>

    5<o:p></o:p>

    Si quelqu'un d'entre vous manque de sagesse, qu'il l'a demande à Dieu, qui donne à tous simplement et sans reproche, et elle lui sera donnée<o:p></o:p>

    6<o:p></o:p>

    Mais qu'il l'a demande avec foi, sans douter; car celui qui doute est semblable au flot de la mer, agité par le vent et poussé de côté et d'autre<o:p></o:p>

    7<o:p></o:p>

    Qu'un tel homme ne s'imagine pas qu'il recevra quelque chose du Seigneur: <o:p></o:p>

    8<o:p></o:p>

    c'est un homme irrésolu, inconstant dans toutes ses voies<o:p></o:p>

    9<o:p></o:p>

    Que le frère de condition humble se glorifie de son élévation<o:p></o:p>

    10<o:p></o:p>

    Que le riche, au contraire, se glorifie de son humiliation; car il passera comme la fleur de l'herbe<o:p></o:p>

    11<o:p></o:p>

    Le soleil s'est levé avec sa chaleur ardente, il a desséché l'herbe, sa fleur est tombée, et la beauté de son aspect a disparu: ainsi le riche se flétrira dans ses entreprises<o:p></o:p>

    12<o:p></o:p>

    Heureux l'homme qui supporte patiemment la tentation; car, après avoir été éprouvé, il recevra la couronne de vie, que le Seigneur a promise à ceux qui l'aiment<o:p></o:p>

    13<o:p></o:p>

    Que personne, lorsqu'il est tenté, ne dise: C'est Dieu qui me tente. Car Dieu ne peut être tenté par le mal, et il ne tente lui-même personne<o:p></o:p>

    14<o:p></o:p>

    Mais chacun est tenté quand il est attiré et amorcé par sa propre convoitise<o:p></o:p>

    15<o:p></o:p>

    Puis la convoitise, lorsqu'elle a conçu, enfante le péché; et le péché, étant consommé, produit la mort<o:p></o:p>

    16<o:p></o:p>

    Nous vous y trompez pas, mes frères bien-aimés: <o:p></o:p>

    17<o:p></o:p>

    toute grâce excellente et tout don parfait descendent d'en haut, du Père des lumières, chez lequel il n'y a ni changement ni ombre de variation<o:p></o:p>

    18<o:p></o:p>

    Il nous a engendrés selon sa volonté, par la parole de vérité, afin que nous soyons en quelque sorte les prémices de ses créatures<o:p></o:p>

    19<o:p></o:p>

    Sachez-le, mes frères bien-aimés. Ainsi, que tout homme soit prompt à écouter, lent à parler, lent à se mettre en colère;<o:p></o:p>

    20<o:p></o:p>

    car la colère de l'homme n'accomplit pas la justice de Dieu<o:p></o:p>

    21<o:p></o:p>

    C'est pourquoi, rejetant toute souillure et tout excès de malice, recevez avec douceur la parole qui a été planté en vous, et qui peut sauver vos âmes<o:p></o:p>

    22<o:p></o:p>

    Mettez en pratique la parole, et ne vous bornez pas à l'écouter, en vous trompant vous-mêmes par de faux raisonnements<o:p></o:p>

    23<o:p></o:p>

    Car, si quelqu'un écoute la parole et ne la met pas en pratique, il est semblable à un homme qui regarde dans un miroir son visage naturel, <o:p></o:p>

    24<o:p></o:p>

    et qui, après s'être regardé, s'en va, et oublie aussitôt quel il était<o:p></o:p>

    25<o:p></o:p>

    Mais celui qui aura plongé les regards dans la loi parfaite, la loi de la liberté, et qui aura persévéré, n'étant pas un auditeur oublieux, mais se mettant à l’œuvre, celui-là sera heureux dans son activité<o:p></o:p>

    26<o:p></o:p>

    Si quelqu'un croit être religieux, sans tenir sa langue en bride, mais en trompant son cœur, la religion de cet homme est vaine<o:p></o:p>

    27<o:p></o:p>

    La religion pure et sans tache, devant Dieu notre Père, consiste à visiter les orphelins et les veuves dans leurs afflictions, et à se préserver des souillures du monde <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Chapitre 2<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    1<o:p></o:p>

    Mes frères, que votre foi en notre glorieux Seigneur Jésus Christ soit exempte de toute acception de personnes<o:p></o:p>

    2<o:p></o:p>

    Supposez, en effet, qu'il entre dans votre assemblée un homme avec un anneau d'or et un habit magnifique, et qu'il y entre aussi un pauvre misérablement vêtu ; <o:p></o:p>

    3<o:p></o:p>

    si, tournant vos regards vers celui qui porte l'habit magnifique, vous lui dites: Toi, assieds-toi ici à cette place d'honneur! et si vous dites au pauvre: Toi, tiens-toi là debout! ou bien: Assieds-toi au-dessous de mon marche-pied, <o:p></o:p>

    4<o:p></o:p>

    ne faites vous pas en vous-mêmes une distinction, et ne jugez-vous pas sous l'inspiration de pensées mauvaises? <o:p></o:p>

    5<o:p></o:p>

    Écoutez, mes frères bien-aimés: Dieu n'a-t-il pas choisi les pauvres aux yeux du monde, pour qu'ils soient riches en la foi, et héritiers du royaume qu'il a promis à ceux qui l'aiment? <o:p></o:p>

    6<o:p></o:p>

    Et vous, vous avilissez le pauvre! Ne sont-ce pas les riches qui vous oppriment, et qui vous traînent devant les tribunaux? <o:p></o:p>

    7<o:p></o:p>

    Ne sont-ce pas eux qui outragent le beau nom que vous portez? <o:p></o:p>

    8<o:p></o:p>

    Si vous accomplissez la loi royale, selon l'Écriture: Tu aimeras ton prochain comme toi-même, vous faites bien<o:p></o:p>

    9<o:p></o:p>

    Mais si vous faites acception de personnes, vous commettez un péché, vous êtes condamnés par la loi comme des transgresseurs<o:p></o:p>

    10<o:p></o:p>

    Car quiconque observe toute la loi, mais pèche contre un seul commandement, devient coupable de tous<o:p></o:p>

    11<o:p></o:p>

    En effet, celui qui a dit: Tu ne commettras point d'adultère, a dit aussi: Tu ne tueras point Or, si tu ne commets point d'adultère, mais que tu commettes un meurtre, tu deviens transgresseur de la loi.<o:p></o:p>

    12<o:p></o:p>

    Parlez et agissez comme devant être jugés par une loi de liberté, <o:p></o:p>

    13<o:p></o:p>

    car le jugement est sans miséricorde pour qui n'a pas fait miséricorde. La miséricorde triomphe du jugement<o:p></o:p>

    14<o:p></o:p>

    Mes frères, que sert-il à quelqu'un de dire qu'il a la foi, s'il n'a pas les oeuvres? La foi peut-elle le sauver? <o:p></o:p>

    15<o:p></o:p>

    Si un frère ou une sœur sont nus et manquent de la nourriture de chaque jour, <o:p></o:p>

    16<o:p></o:p>

    et que l'un d'entre vous leur dise: Allez en paix, chauffez-vous et vous rassasiez! et que vous ne leur donniez pas ce qui est nécessaire au corps, à quoi cela sert-il? <o:p></o:p>

    17<o:p></o:p>

    Il en est ainsi de la foi: si elle n'a pas les oeuvres, elle est morte en elle-même.<o:p></o:p>

    18<o:p></o:p>

    Mais quelqu'un dira: Toi, tu as la foi; et moi, j'ai les œuvres. Montre-moi ta foi sans les oeuvres, et moi, je te montrerai la foi par mes œuvres.<o:p></o:p>

    19<o:p></o:p>

    Tu crois qu'il y a un seul Dieu, tu fais bien; les démons le croient aussi, et ils tremblent.<o:p></o:p>

    20<o:p></o:p>

    Veux-tu savoir, ô homme vain, que la foi sans les oeuvres est inutile? <o:p></o:p>

    21<o:p></o:p>

    Abraham, notre père, ne fut-il pas justifié par les oeuvres, lorsqu'il offrit son fils Isaac sur l'autel? <o:p></o:p>

    22<o:p></o:p>

    Tu vois que la foi agissait avec ses oeuvres, et que par les oeuvres la foi fut rendue parfaite.<o:p></o:p>

    23<o:p></o:p>

    Ainsi s'accomplit ce que dit l'Écriture: Abraham crut à Dieu, et cela lui fut imputé à justice; et il fut appelé ami de Dieu.<o:p></o:p>

    24<o:p></o:p>

    Vous voyez que l'homme est justifié par les oeuvres, et non par la foi seulement.<o:p></o:p>

    25<o:p></o:p>

    Rahab la prostituée ne fut-elle pas également justifiée par les oeuvres, lorsqu'elle reçut les messagers et qu'elle les fit partir par un autre chemin? <o:p></o:p>

    26<o:p></o:p>

    Comme le corps sans âme est mort, de même la foi sans les oeuvres est morte<o:p></o:p>

             <o:p></o:p>

    Chapitre 3<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    1<o:p></o:p>

    Mes frères, qu'il n'y ait pas parmi vous un grand nombre de personnes qui se mettent à enseigner, car vous savez que nous serons jugés plus sévèrement<o:p></o:p>

    2<o:p></o:p>

     Nous bronchons tous de plusieurs manières. Si quelqu'un ne bronche point en paroles, c'est un homme parfait, capable de tenir tout son corps en bride.<o:p></o:p>

    3<o:p></o:p>

    Si nous mettons le mors dans la bouche des chevaux pour qu'ils nous obéissent, nous dirigeons aussi leur corps tout entier.<o:p></o:p>

    4<o:p></o:p>

    Voici, même les navires, qui sont si grands et que poussent des vents impétueux, sont dirigés par un très petit gouvernail, au gré du pilote.<o:p></o:p>

    5<o:p></o:p>

    De même, la langue est un petit membre, et elle se vante de grandes choses. Voici, comme un petit feu peut embraser une grande forêt.<o:p></o:p>

    6<o:p></o:p>

    La langue aussi est un feu; c'est le monde de l'iniquité. La langue est placée parmi nos membres, souillant tout le corps, et enflammant le cours de la vie, étant elle-même enflammée par la géhenne.<o:p></o:p>

    7<o:p></o:p>

    Toutes les espèces de bêtes et d'oiseaux, de reptiles et d'animaux marins, sont domptés et ont été domptés par la nature humaine; <o:p></o:p>

    8<o:p></o:p>

    mais la langue, aucun homme ne peut la dompter; c'est un mal qu'on ne peut réprimer; elle est pleine d'un venin mortel.<o:p></o:p>

    9<o:p></o:p>

    Par elle nous bénissons le Seigneur notre Père, et par elle nous maudissons les hommes faits à l'image de Dieu.<o:p></o:p>

    10<o:p></o:p>

    De la même bouche sortent la bénédiction et la malédiction. Il ne faut pas, mes frères, qu'il en soit ainsi.<o:p></o:p>

    11<o:p></o:p>

    La source fait-elle jaillir par la même ouverture l'eau douce et l'eau amère? <o:p></o:p>

    12<o:p></o:p>

    Un figuier, mes frères, peut-il produire des olives, ou une vigne des figues? De l'eau salée ne peut pas non plus produire de l'eau douce.<o:p></o:p>

    13<o:p></o:p>

     Lequel d'entre vous est sage et intelligent? Qu'il montre ses oeuvres par une bonne conduite avec la douceur de la sagesse.<o:p></o:p>

    14<o:p></o:p>

    Mais si vous avez dans votre cœur un zèle amer et un esprit de dispute, ne vous glorifiez pas et ne mentez pas contre la vérité.<o:p></o:p>

    15<o:p></o:p>

    Cette sagesse n'est point celle qui vient d'en haut; mais elle est terrestre, charnelle, diabolique.<o:p></o:p>

    16<o:p></o:p>

    Car là où il y a un zèle amer et un esprit de dispute, il y a du désordre et toutes sortes de mauvaises actions.<o:p></o:p>

    17<o:p></o:p>

    La sagesse d'en haut est premièrement pure, ensuite pacifique, modérée, conciliante, pleine de miséricorde et de bons fruits, exempte de duplicité, d'hypocrisie.<o:p></o:p>

    18<o:p></o:p>

    Le fruit de la justice est semé dans la paix par ceux qui recherchent la paix.<o:p></o:p>

             <o:p></o:p>

    Chapitre 4<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    1<o:p></o:p>

    D'où viennent les luttes, et d'ou viennent les querelles parmi vous? N'est-ce pas de vos passions qui combattent dans vos membres? <o:p></o:p>

    2<o:p></o:p>

    Vous convoitez, et vous ne possédez pas; vous êtes meurtriers et envieux, et vous ne pouvez pas obtenir; vous avez des querelles et des luttes, et vous ne possédez pas, parce que vous ne demandez pas.<o:p></o:p>

    3<o:p></o:p>

    Vous demandez, et vous ne recevez pas, parce que vous demandez mal, dans le but de satisfaire vos passions.<o:p></o:p>

    4<o:p></o:p>

    Adultères que vous êtes! Ne savez-vous pas que l'amour du monde est inimitié contre Dieu? Celui donc qui veut être ami du monde se rend ennemi de Dieu.<o:p></o:p>

    5<o:p></o:p>

    Croyez-vous que l'Écriture parle en vain? C'est avec jalousie que Dieu chérit l'esprit qu'il a fait habiter en nous.<o:p></o:p>

    6<o:p></o:p>

    Il accorde, au contraire, une grâce plus excellente; c'est pourquoi l'Écriture dit: Dieu résiste aux l'orgueilleux, Mais il fait grâce aux humbles.<o:p></o:p>

    7<o:p></o:p>

    Soumettez-vous donc à Dieu; résistez au diable, et il fuira loin de vous<o:p></o:p>

    8<o:p></o:p>

    Approchez-vous de Dieu, et il s'approchera de vous. Nettoyez vos mains, pécheurs; purifiez vos cœurs, hommes irrésolus.<o:p></o:p>

    9<o:p></o:p>

    Sentez votre misère; soyez dans le deuil et dans les larmes; que votre rire se change en deuil, et votre joie en tristesse.<o:p></o:p>

    10<o:p></o:p>

    Humiliez-vous devant le Seigneur, et il vous élèvera.<o:p></o:p>

    11<o:p></o:p>

    Ne parlez point mal les uns des autres, frères. Celui qui parle mal d'un frère, ou qui juge son frère, parle mal de la loi et juge la loi.<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Or, si tu juges la loi, tu n'es pas observateur de la loi, mais tu en es juge.<o:p></o:p>

    12<o:p></o:p>

    Un seul est législateur et juge, c'est celui qui peut sauver et perdre; mais toi, qui es-tu, qui juges le prochain? <o:p></o:p>

    13<o:p></o:p>

    A vous maintenant, qui dites: Aujourd'hui ou demain nous irons dans telle ville, nous y passerons une année, nous trafiquerons, et nous gagnerons! <o:p></o:p>

    14<o:p></o:p>

    Vous qui ne savez pas ce qui arrivera demain! car, qu'est-ce votre vie? Vous êtes une vapeur qui paraît pour un peu de temps, et qui ensuite disparaît.<o:p></o:p>

    15<o:p></o:p>

    Vous devriez dire, au contraire: Si Dieu le veut, nous vivrons, et nous ferons ceci ou cela<o:p></o:p>

    16<o:p></o:p>

     Mais maintenant vous vous glorifiez dans vos pensées orgueilleuses. C'est chose mauvaise que de se glorifier de la sorte.<o:p></o:p>

    17<o:p></o:p>

    Celui donc qui sait faire ce qui est bien, et qui ne le fait pas, commet un péché.<o:p></o:p>

             <o:p></o:p>

    Chapitre 5<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    1<o:p></o:p>

    A vous maintenant, riches! Pleurez et gémissez, à cause des malheurs qui viendront sur vous.<o:p></o:p>

    2<o:p></o:p>

    Vos richesses sont pourries, et vos vêtements sont rongés par les teignes.<o:p></o:p>

    3<o:p></o:p>

    Votre or et votre argent sont rouillés; et leur rouille s'élèvera en témoignage contre vous, et dévorera vos chairs comme un feu. Vous avez amassé des trésors dans les derniers jours!<o:p></o:p>

    4<o:p></o:p>

    Voici, le salaire des ouvriers qui ont moissonné vos champs, et dont vous les avez frustrés, crie, et les cris des moissonneurs sont parvenus jusqu'aux oreilles du Seigneur des armées.<o:p></o:p>

    5<o:p></o:p>

    Vous avez vécu sur la terre dans les voluptés et dans les délices, vous avez rassasiez vos cœurs au jour du carnage<o:p></o:p>

    6<o:p></o:p>

    Vous avez condamné, vous avez tué le juste, qui ne vous a pas résisté<o:p></o:p>

    7<o:p></o:p>

    Soyez donc patients, frères jusqu'à l'avènement du Seigneur. Voici, le laboureur attend le précieux fruit de la terre, prenant patience à son égard, jusqu'à ce qu'il ait reçu les pluies de la première et de l'arrière-saison.<o:p></o:p>

    8<o:p></o:p>

    Vous aussi, soyez patients, affermissez vos cœurs, car l'avènement du Seigneur est proche.<o:p></o:p>

    9<o:p></o:p>

    Ne vous plaignez pas les uns des autres, frères, afin que vous ne soyez pas jugés: voici, le juge est à la porte.<o:p></o:p>

    10<o:p></o:p>

    Prenez, mes frères, pour modèles de souffrance et de patience les prophètes qui ont parlé au nom du Seigneur.<o:p></o:p>

    11<o:p></o:p>

    Voici, nous disons bienheureux ceux qui ont souffert patiemment.Vous avez entendu parler de la patience de Job, et vous avez vu la fin que le Seigneur lui accorda, car le Seigneur est plein de miséricorde et de compassion.<o:p></o:p>

    12<o:p></o:p>

    Avant toutes choses, mes frères, ne jurez ni par le ciel, ni par la terre, ni par aucun autre serment. Mais que votre oui soit oui, et que votre non soit non, afin que vous ne tombiez pas sous le jugement.<o:p></o:p>

    13<o:p></o:p>

    Quelqu'un parmi vous est-il dans la souffrance? Qu'il prie. Quelqu'un est-il dans la joie? Qu'il chante des cantiques.<o:p></o:p>

    14<o:p></o:p>

    Quelqu'un parmi vous est-il malade? Qu'il appelle les anciens de l'Eglise, et que les anciens prient pour lui, en l'oignant d'huile au nom du Seigneur ; <o:p></o:p>

    15<o:p></o:p>

    La prière de la foi sauvera le malade, et le Seigneur le relèvera; et s'il a commis des péchés, il lui sera pardonné.<o:p></o:p>

    16<o:p></o:p>

    Confessez donc vos péchés les uns aux autres, et priez les uns pour les autres, afin que vous soyez guéris. La prière fervente du juste a une grande efficace.<o:p></o:p>

    17<o:p></o:p>

    Élie était un homme de la même nature que nous: il pria avec instance pour qu'il ne plût point, et il ne tomba point de pluie sur la terre pendant trois ans et six mois.<o:p></o:p>

    18<o:p></o:p>

    Puis il pria de nouveau, et le ciel donna de la pluie, et la terre produisit son fruit<o:p></o:p>

    19<o:p></o:p>

    Mes frères, si quelqu'un parmi vous s'est égaré loin de la vérité, et qu'un autre l'y ramène, <o:p></o:p>

    20<o:p></o:p>

    qu'il sache que celui qui ramènera un pécheur de la voie où il s'était égaré sauvera une âme de la mort et couvrira une multitude de péchés.<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    La Liturgie Orientale de saint Jacques. <o:p></o:p>

    La Messe en liturgie Orientale qui porte le nom de Saint Jacques est mentionné par Proclus, patriarche de Constantinople, et par le Conseil de Trullo. Certains auteurs ont pensé que peut être St. James n’avait donné que des instructions pour cette liturgie. Ses connaissances en matière Sacrées ont été soulignées par St. Clément d’Alexandrie, et St. Jérôme.<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Prière à saint Jacques le Juste. <o:p></o:p>

    Seigneur Jésus Christ, qui avait mis votre frère Jacques sur le trône de votre Eglise de Jérusalem : Accordes-nous que comme il avait continuellement intercédé pour les péchés votre peuple  et travaillé pour la réconciliation en un seul corps des juifs et des gentils, ainsi votre Eglise pourra s’adonner continuellement et à ceux qui sont en désaccord et des ennemis et que ce soit un témoignage effectif du salut de tous les hommes. Accordes-nous  ceci, O Fils de l’Homme qui êtes à la droite du Père en unité avec le Saint Esprit maintenant et pour toujours. <o:p></o:p>

    Accordes-nous O Dieu que suivant l’exemples de votre serviteur Jacques le Juste , frère de votre Seigneur votre Eglise puisse se donner continuellement à la prière et la réconciliation de ceux qui sont des ennemis ou en désaccord par Jésus-Christ Notre Seigneur qui vit et règne avec vous et le Saint Esprit maintenant et pour toujours. . <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

                                                         Références.<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Péricard-Méa, Denise. 2000. Compostelle et cultes de saint Jacques au Moyen Age " Les Presses Universitaires de France.                                                                        Charpentier Louis .1971. Les Jacques ou le mystère de Compostelle. (Laffont - j'ai lu)                                                        <o:p></o:p>

    Del Vasto Lanza.1943. Pèlerinage aux sources. Denoël.                    <o:p></o:p>

    Laborde Balen, Louis. Le Chemin de St Jacques de Roncevaux à Compostelle. Editions Randonnées Pyrénéennes                                                   Lozano, Milan Bravo. Guide du Pèlerin - Chemin de St Jacques.Editions Everest.                                                              Besnard, A.M.1978 Par un long chemin vers toi. Le Cerf. Goiseko Izzara "Pays de Soule" Edition Ikherzaleak <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Appendice. <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    La Tour Saint Jacques. <o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Cette tour est le dernier vestige gothique de l'église Saint-Jacques-de-la-Boucherie dont elle était le clocher. Ainsi nommée car elle se situait autrefois au centre du quartier des boucheries, cette église occupait l'emplacement de l'actuel square Saint-Jacques vraisemblablement depuis l'époque carolingienne et fut détruite en 1797.<o:p></o:p>

    C'est là que se rassemblaient les pèlerins partant pour Saint-Jacques de Compostelle, pèlerinage très célèbre au Moyen Âge et dédié à l'apôtre saint Jacques. Plus tard, Pascal fit ses expériences sur la pesanteur au sommet de la tour et c'est ainsi que la vocation scientifique de l'édifice commença puisque depuis 1891 jusqu'à nos jours, le haut de la tour est devenu une station météorologique, dans laquelle on mesure entre autres la qualité de l'air et le niveau de la pollution à Paris.<o:p></o:p>

     <o:p></o:p>

    Square de la tour saint Jacques.
    A cet endroit s'élevait jadis l'église de Saint Jacques de la Boucherie.
    C'est d'ici que partirent, depuis le Xème siècle, des millions de pèlerins de toutes nationalités vers le tombeau de l'apôtre saint Jacques se trouvant à Compostelle.<o:p></o:p>


     <o:p></o:p>

    <o:p> </o:p>


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